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Actualités - Chronologie

Baroud : Il n’y aura pas de comités sécuritaires libano-syriens

Au lendemain de sa visite à Damas et de la très controversée formation d’un « comité de suivi » libano-syrien pour le contrôle des frontières et la lutte contre le terrorisme, le ministre de l’Intérieur, Ziyad Baroud, a tenu lui-même à apporter les explications nécessaires. « Des comités sécuritaires et/ou mixtes entre le Liban et la Syrie ne seront pas formés – et certainement pas comme dans le passé. Le comité de suivi qui a été mis sur pied a une mission : trouver la meilleure façon de faire pour que les ministères de l’Intérieur libanais et syrien soient de nouveau en contact », a-t-il ainsi déclaré hier au micro de la Voix du Liban. « Le 3 novembre, le Conseil des ministres avait été très clair sur le but de ma visite : arriver à établir un minimum de relations entre ces deux ministères, et j’estime que ce qui a été fait est un minimum », a-t-il ajouté. Et de donner davantage de détails sur ce comité de suivi, relevant son caractère consultatif, et précisant qu’il sera habilité à émettre des propositions et à organiser les réunions. « Mais il n’entamera sa mission qu’après l’accord du Conseil des ministres dans les deux pays », a indiqué le ministre Baroud. « Il ne serait pas très positif qu’il y ait des personnes que cette reprise de langue entre les ministères libanais et syrien de l’Intérieur dérange », a-t-il estimé. Insistant une nouvelle fois sur l’indispensable primauté en Conseil des ministres du principe de travail et du mécanisme de ce comité de suivi, Ziyad Baroud a également évoqué la question des disparus et des détenus en Syrie. « Ce dossier n’a pas été occulté, nous avons simplement discuté du rôle du ministère de l’Intérieur à ce niveau et de la façon dont il peut aider », a-t-il ainsi expliqué, rappelant qu’il existe, pour ces deux cas, un comité conjoint réactivé après la visite du président Sleiman à Damas, « mais qui ne dépend pas du ministère de l’Intérieur. Je refuse d’empiéter sur les prérogatives des autres », a-t-il précisé, faisant néanmoins part de son absolue disposition à aider à chaque fois qu’il le lui serait demandé. Des propos que le ministre Baroud avait réitérés devant une délégation de la Fondation des droits de l’homme et du droit humanitaire, du Comité des parents des détenus en Syrie, de Solide, du Comité des anciens détenus libanais et du Centre libanais pour les droits de l’homme. Enfin, au sujet des accusations lancées par la télévision d’État syrienne contre le Courant du futur, Ziyad Baroud a indiqué que ce sujet n’avait pas été au cœur des discussions. « Sauf que nous l’avons évoqué, et la position libanaise a été extrêmement claire », a-t-il assuré, ajoutant que les autorités libanaises sont soucieuses de connaître la vérité sur ce plan : « Si des informations existent, alors il faut les transmettre ; nous prendrons par la suite les mesures adéquates », a-t-il dit.
Au lendemain de sa visite à Damas et de la très controversée formation d’un « comité de suivi » libano-syrien pour le contrôle des frontières et la lutte contre le terrorisme, le ministre de l’Intérieur, Ziyad Baroud, a tenu lui-même à apporter les explications nécessaires.
« Des comités sécuritaires et/ou mixtes entre le Liban et la Syrie ne seront pas formés – et certainement pas comme dans le passé. Le comité de suivi qui a été mis sur pied a une mission : trouver la meilleure façon de faire pour que les ministères de l’Intérieur libanais et syrien soient de nouveau en contact », a-t-il ainsi déclaré hier au micro de la Voix du Liban. « Le 3 novembre, le Conseil des ministres avait été très clair sur le but de ma visite : arriver à établir un minimum de relations entre ces deux...