Bachir EL-KHOURY
À l’occasion de la visite au Liban de deux grands directeurs des compagnies Cisco et Intel, une table ronde a été organisée hier afin d’annoncer les nouveaux projets du programme « Partnership for Lebanon ». Le partenariat, lancé au lendemain de la guerre de juillet 2006 par cinq compagnies américaines (Intel, Cisco, Microsoft, Ghafari et Occidental Petroleum Corporation), vise à soutenir le Liban, notamment dans le secteur des nouvelles technologies. « À la base, ce projet devait durer uniquement trois ans. Mais à la lumière des résultats encourageants que nous avions réalisés à différents niveaux, je crois que ce partenariat devrait durer plus longtemps » a souligné Tae Yoo, vice-présidente des affaires d’entreprise à Cisco dans un entretien avec L’Orient-Le Jour.
Plus de dix initiatives sont ainsi prévues pour l’année prochaine. Au menu, trois projets lancés conjointement par Microsoft, Intel et Cisco dont la création de huit nouveaux centres communautaires reliés à Internet dans plusieurs villes et villages du pays ainsi qu’un projet visant à intégrer les nouvelles technologies dans le secteur de l’enseignement. Toujours sur le plan de l’éducation, Cisco a l’intention de créer un réseau informatique national, reliant les établissements scolaires au ministère de l’Éducation. Ce projet, réalisé en collaboration avec la fondation Hariri, concernera, dans un premier temps, 50 écoles reparties sur tout le territoire. La compagnie s’active également sur le front du broadband, le Liban étant toujours dépourvu de l’Internet haut débit, « une nécessité pour le développement économique », souligne Lila Ibrahim, directeur général du groupe des marchés émergents au sein de Intel. Ainsi, le Lebanese Broadband Stakeholders Group – un groupe travaillant sur la promotion du broadband – a été créé fin octobre. Enfin toujours dans le cadre du « Partenariat pour le Liban », l’ONG Relief International, avec le support de Cisco, va prochainement octroyer un prêt d’un million de dollars à deux institutions de microfinance au Liban, al-Majmoua et Ameen, afin de développer le secteur des technologies de l’information dans les villages reculés du pays. La société étudie également la possibilité d’injecter un nouveau montant de 500 000 dollars dans le fonds d’investissement de Berytech, dédié aux start-up. Quant à la société Intel, elle assurera une session de formation à 18 professeurs de l’Université américaine de Beyrouth (AUB) et de l’Université libanaise (UL) pour les initier à l’usage des équipements installés dans les deux salles informatiques aménagées par la compagnie l’an dernier dans chacune des deux universités. Parallèlement, Intel compte également former 700 nouveaux enseignants à l’usage des outils informatiques. Le groupe offrira, par ailleurs, un stage d’un an aux États-Unis à deux étudiants en ingénierie. Enfin, Microsoft chapeautera une étude sur le secteur des nouvelles technologies au Liban qui permettra de cerner le volume du secteur ainsi que son potentiel de croissance.
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