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Voile Plateau exceptionnel pour le Vendée Globe

La 6e édition du Vendée Globe, la course autour du monde à la voile en solitaire en monocoque sans escale et sans assistance, qui part le 9 novembre des Sables-d’Olonne (Vendée), présente un plateau exceptionnel qui en fera une « régate planétaire », selon l’expression du navigateur Jean Le Cam. Tous les superlatifs ont été et seront employés pour évoquer cette « course du siècle » aux 30 partants et aux 15 gagnants potentiels, avec les plus grands noms de la course au large en solitaire. Cette course où tous les records sont appelés à tomber. C’est aussi le Vendée Globe de toutes les premières. C’est la première fois qu’un vainqueur sortant, Vincent Riou (PRB) revient pour réaliser le doublé. C’est la première fois que deux anciens vainqueurs, Riou et Michel Desjoyeaux (Foncia), 1er en 2000-2001, s’affronteront. Et c’est encore la première fois que le mur des 80 jours est envisagé. Enfin, les skippeurs bénéficieront pour la première fois de prévisions météo à 16 jours et, pour parfaire la sécurité, l’organisation a placé six « portes », points de passage obligatoires dans le Grand Sud, pour obliger les bateaux à rester assez loin de l’Antarctique et éviter les rencontres avec les glaces dérivantes. Au niveau des skippeurs, les plus beaux palmarès du monde seront là, Desjoyeaux, Loïck Peyron (Gitana Eighty), Roland Jourdain (Veolia Environnement) sans oublier Jean Le Cam (VM Matériaux) et Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac), le champion du monde des courses en double. Mais les plus beaux palmarès ne sont pas une assurance de succès, et d’autres marins ont le potentiel de l’emporter tel Sébastien Josse (BT), le Suisse Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat), l’homme qui transperce les anticyclones, ou les Anglais Mike Golding (Ecover) et Alex Thomson (Hugo Boss). Ce dernier sera encore plus motivé pour faire oublier l’abordage par un chalutier sablais qui a envoyé son bateau au chantier pour boucher un énorme trou dans la coque et manchonner le mât brisé. Tous en conviennent, « cela partira à fond », disent-il. À l’objection « est-ce bien malin de partir comme des malades pour un tour du monde ? », la réponse fuse : « Nous n’aurons pas le choix. » Il s’agit par cette tactique qui n’en est pas une de marquer en quelque sorte son territoire. La course au train n’est pas à l’ordre du jour de ceux qui veulent arriver le premier aux Sables-d’Olonne. Tous sont aussi devenus pragmatiques et font leur cette lapalissade : pour remporter une course, il faut d’abord la terminer. « Dans ce Vendée Globe, c’est simple, il faut terminer et une fois arrivé on regarde qui sera derrière », répète régulièrement Jean Le Cam. À Riou, Desjoyeaux, Golding, Thomson, Le Cam, Peyron, Stamm, Jourdain, Dick, Josse, il convient d’ajouter quelques novices marins de qualité et dotés de bons bateaux tels Marc Guillemot (Safran), Kito de Pavant (Groupe Bel), Jérémie Beyou (Delta Dore), Armel Le Cléac’h (Brit Air), Yann Elies (Generali). Cela apparaît plus compliqué pour Marc Thiercelin (DCNS), le Suisse Dominique Wavre (Temenos), les Anglais, Brian Thompson (Pindar), Jonny Malbon (Artemis) qui auront du mal à suivre le rythme. C’est aussi la première fois que les architectes non français ont une sérieuse chance de voir un de leurs bateaux l’emporter. Luc Bouvet la première fois, puis le duo Jean-Marie Finot-Pascal Conq pour les cinq suivantes ont dessiné le bateau vainqueur. Les plans du cabinet americano néo-zélandais Bruce Farr sont les plus nombreux, avec sept unités : Foncia, PRB, Paprec-Virbac II, Gitana Eighty, Delta Dore, BT et Cheminées Poujoulat pour terrasser les plans français.
La 6e édition du Vendée Globe, la course autour du monde à la voile en solitaire en monocoque sans escale et sans assistance, qui part le 9 novembre des Sables-d’Olonne (Vendée), présente un plateau exceptionnel qui en fera une « régate planétaire », selon l’expression du navigateur Jean Le Cam.
Tous les superlatifs ont été et seront employés pour évoquer cette « course du siècle » aux 30 partants et aux 15 gagnants potentiels, avec les plus grands noms de la course au large en solitaire. Cette course où tous les records sont appelés à tomber. C’est aussi le Vendée Globe de toutes les premières. C’est la première fois qu’un vainqueur sortant, Vincent Riou (PRB) revient pour réaliser le doublé. C’est la première fois que deux anciens vainqueurs, Riou et Michel Desjoyeaux (Foncia), 1er en 2000-2001,...