Rechercher
Rechercher

Actualités

Syrie Raid US : Damas ferme deux établissements américains et saisit l’ONU

Dans une lettre à Ban, Damas souligne que « Washington et Bagdad ont reconnu les grands efforts faits (…) pour empêcher tout passage illégal vers l’Irak ». La Syrie a décidé hier de fermer le Centre culturel américain et l’École américaine à Damas, après le « crime barbare » du raid héliporté américain, dimanche, contre un village syrien à la frontière irakienne. Le Premier ministre syrien, Mohammad Naji Otri, a demandé aux ministres de l’Éducation et de la Culture de « prendre les mesures nécessaires » pour la fermeture des établissements. Damas a en outre demandé à l’ONU de rendre les États-Unis responsables de l’opération militaire meurtrière, dans une lettre adressée au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, selon l’agence SANA. « La Syrie attire l’attention sur cet acte agressif et attend du Conseil de sécurité de l’ONU et des pays membres qu’ils assument leurs responsabilités en empêchant la répétition de cette violation dangereuse et qu’ils rendent l’agresseur responsable de la mort de ressortissants syriens innocents », est-il écrit dans le texte. Cette opération « commise par les forces d’occupation américaines est une violation dangereuse de la souveraineté syrienne et des principes et de la charte de l’ONU », souligne encore la lettre. Le texte critique également la politique de Washington « qui a entraîné les assassinats et la destruction » et « contribué à l’escalade, à l’anarchie dans la région ». « Nous venons de recevoir une lettre de la Syrie », a confirmé la porte-parole de l’ONU, Michèle Montas. De son côté, l’ambassadeur syrien à l’ONU, Bachar Jaafari, a déclaré que Damas « étudiait la possibilité de prendre d’autres mesures à de nombreux niveaux » et qu’il attendait de nouvelles instructions de son gouvernement. Parallèlement, la Syrie a demandé au gouvernement irakien « d’enquêter sur les objectifs de l’agression » et « d’interdire l’utilisation de son territoire comme un tremplin pour de telles agressions », affirme la lettre. Lors de leur réunion, les ministres syriens ont dénoncé « le crime barbare qui représente le comble du terrorisme d’État pratiqué par l’administration américaine ». Ils ont décidé en outre le report d’une réunion de la Haute Commission syro-irakienne prévue en novembre, après avoir exprimé « leur grand étonnement » de la position de l’Irak qui « a justifié d’une manière inacceptable et irresponsable cette agression américaine lancée depuis le territoire irakien contre un pays arabe voisin et frère ». Lundi, le porte-parole du gouvernement irakien, Ali al-Dabbagh, avait, sans condamner le raid, indiqué que l’endroit visé par l’opération « était le théâtre d’activités d’organisations anti-irakiennes se servant de la Syrie comme base arrière pour des opérations en Irak ». Toutefois, hier, Bagdad a critiqué l’attaque, en la qualifiant de « contraire à la Constitution irakienne ». Enfin, l’Égypte a réagi hier, qualifiant le raid US de « grave violation de la souveraineté » de la Syrie. Un porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères a fait part de la « préoccupation » du Caire, qui appelle les parties concernées « à s’abstenir de toute action ou mesure pouvant déstabiliser la région (...) et à respecter les principes de bon voisinage ».
Dans une lettre à Ban, Damas souligne que « Washington et Bagdad ont reconnu les grands efforts faits (…) pour empêcher tout passage illégal vers l’Irak ».
La Syrie a décidé hier de fermer le Centre culturel américain et l’École américaine à Damas, après le « crime barbare » du raid héliporté américain, dimanche, contre un village syrien à la frontière irakienne. Le Premier ministre syrien, Mohammad Naji Otri, a demandé aux ministres de l’Éducation et de la Culture de « prendre les mesures nécessaires » pour la fermeture des établissements.
Damas a en outre demandé à l’ONU de rendre les États-Unis responsables de l’opération militaire meurtrière, dans une lettre adressée au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, selon l’agence SANA. « La Syrie attire l’attention sur...