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La mobilisation tous azimuts du Liban...

L’expulsion des chrétiens de Mossoul a continué hier de susciter des réactions de révolte et d’indignation au Liban. « Nos frères chrétiens sont une composante essentielle du peuple irakien », a affirmé le chargé d’affaires à l’ambassade d’Irak au Liban, al-Mounhel as-Safi, à l’issue d’une rencontre avec Mgr Sélim Mazloum, à Bkerké. Le diplomate, qui a informé l’évêque des pressions exercées sur la communauté en Irak, a indiqué que de telles actions sont condamnables aussi bien par le gouvernement que par le peuple irakien. Le chargé d’affaires a annoncé que sur base d’une décision gouvernementale, une délégation de six ministres irakiens se rendra dans la ville de Mossoul, en vue d’œuvrer à remédier à la situation sécuritaire devenue extrêmement menaçante pour les chrétiens et pour les ramener chez eux. Le diplomate a fait part du plan global mis en place par le gouvernement irakien pour traquer les hors-la-loi dans la province de Mossoul, où ont été envoyés des renforts militaires pour soutenir les forces déjà présentes sur place, afin de garantir le retour des déplacés chrétiens. Et de conclure en promettant le retour prochain des membres de cette communauté dans leurs villages, car, a-t-il dit, « la coexistence en Irak ne saurait avoir lieu sans la présence de toutes les composantes du peuple ». De leur côté, les membres du comité exécutif du Conseil central maronite ont dénoncé, lors de leur réunion périodique, « le plan d’expulsion des chrétiens d’Irak, qui touche la formule de coexistence entre musulmans et chrétiens ». « Les explosions et menaces visant les chrétiens à Mossoul ressemblent à un complot méthodique visant à expulser les membres de cette communauté », a relevé le communiqué paru à l’issue de la réunion. Le texte précise en outre que les chrétiens d’Irak, « qui auparavant comptaient un million de membres, ne sont plus aujourd’hui qu’une dizaine de milliers qui cherchent à fuir les exactions et le terrorisme pratiqués contre eux ». Dans un entretien accordé à l’agence al-Markaziya, le secrétaire général de l’Union des Ligues chrétiennes, Habib Ephrem, a confirmé le fait que les actes de terreur visant les chrétiens font effectivement partie d’un complot organisé. « Lorsque des dizaines de chrétiens sont tués chaque semaine, que des menaces sont régulièrement dirigées contre les cadres de Mossoul appartenant à cette communauté accusée par ailleurs d’apostasie sur les sites Internet, lorsque des milliers de familles sont délogées de chez elles et leurs maisons brûlées, on ne peut certainement pas parler d’actes individuels », a-t-il dit. M. Ephrem a par ailleurs appelé à une rencontre « politique, spirituelle et diplomatique » pour discuter des mesures à prendre pour soutenir les chrétiens d’Irak, le samedi 18 octobre à 11h, au siège de la Ligue, à Sin el-Fil.
L’expulsion des chrétiens de Mossoul a continué hier de susciter des réactions de révolte et d’indignation au Liban.
« Nos frères chrétiens sont une composante essentielle du peuple irakien », a affirmé le chargé d’affaires à l’ambassade d’Irak au Liban, al-Mounhel as-Safi, à l’issue d’une rencontre avec Mgr Sélim Mazloum, à Bkerké. Le diplomate, qui a informé l’évêque des pressions exercées sur la communauté en Irak, a indiqué que de telles actions sont condamnables aussi bien par le gouvernement que par le peuple irakien. Le chargé d’affaires a annoncé que sur base d’une décision gouvernementale, une délégation de six ministres irakiens se rendra dans la ville de Mossoul, en vue d’œuvrer à remédier à la situation sécuritaire devenue extrêmement menaçante pour les chrétiens et...