Naissance d’un « boutique hôtel » quatre étoiles au cœur du centre-ville, dans le triangle d’or des établissements de luxe.
Alors que le paysage hôtelier du centre de la capitale libanaise a été jusque-là dominé par de grands établissements luxueux, un nouvel hôtel quatre étoiles baptisé Ramada Downtown a officiellement ouvert ses portes – bien que l’accueil des clients ait déjà débuté à la mi-juin. Situé à proximité du centre Starco, cet immeuble de 12 étages est érigé sur une superficie de 800 mètres carrés. « L’immeuble, construit à la base dans les années 70, a été entièrement rénové pour répondre aux normes de la chaîne Ramada et de Solidere », souligne le directeur général de l’hôtel, Joe Abdel Massih. Mais avant que les travaux de restauration ne démarrent il y a deux ans, le groupe koweïtien Taameer Real Estate Investment Company, propriétaire aujourd’hui de l’hôtel, a du acquérir la société Star Towers, à qui l’établissement appartenait. « Le coût total du projet, les travaux de rénovation, d’ameublement et de décoration inclus, a été d’environ 20 millions de dollars », a affirmé le vice-président du groupe koweïtien, Najib al-Saleh, dans un entretien avec L’Orient-Le Jour. L’hôtel fait partie d’une chaîne américaine portant le même nom et appartenant au groupe mondial Wyndham, qui compte aujourd’hui plus de 6 500 hôtels dans le monde, dont 415 construits ou gérés par des sociétés franchisées. Au Moyen-Orient, la société Taameer a obtenu du géant mondial la franchise pour six pays, dont le Liban, la Jordanie et le Maroc. « En vertu de l’accord conclu, nous nous sommes engagés à établir d’ici à cinq ans 35 hôtels dans ces six pays, portant le nom de Ramada ou celui d’autres chaînes appartenant au même groupe, telles que Days Inn et Super 8 », a expliqué al-Saleh.
Un emplacement stratégique
Ramada Downtown cible principalement une clientèle d’affaires, mais aussi de touristes. « L’emplacement de l’hôtel est sans aucun doute son principal atout. Mais ce sont aussi nos tarifs, bien moins élevés que ceux des hôtels qui nous entourent, qui constituent un des principaux avantages compétitifs de Ramada Downtown », souligne M. Najib al-Saleh. Avec des prix de chambre variant, pour une nuitée avec petit déjeuner, entre 105 et 275 dollars pour les compagnies et entre 140 et 375 dollars pour les individus (hors TVA), ce boutique hôtel offre à ses clients la possibilité de loger au cœur du centre-ville à des prix de 20 % à 40 % inférieurs aux prix offerts par les cinq étoiles.
Devant l’hôtel, se trouve un chantier, celui du Grand Hyatt, dont la construction n’a pas été encore achevée et appartenant à la catégorie des grands hôtels luxueux. « Durant les grandes conférences qui auront lieu par exemple dans cet établissement, les membres de l’équipe qui accompagneront le chef d’une délégation pourront ainsi loger dans un hôtel moins cher et non loin de celui où leur chef logera », indique Najib al-Saleh. Le facteur prix est, sans aucun doute, un élément majeur dans une zone aussi prisée. C’est ce qui a en tout cas permis à l’hôtel d’afficher un taux d’occupation de 82 % en août dernier, seulement quelques semaines après son ouverture officieuse. L’établissement, qui emploie 70 personnes, compte 99 chambres au style contemporain et épuré, ainsi qu’un restaurant-lounge et trois salles de conférences.
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Alors que le paysage hôtelier du centre de la capitale libanaise a été jusque-là dominé par de grands établissements luxueux, un nouvel hôtel quatre étoiles baptisé Ramada Downtown a officiellement ouvert ses portes – bien que l’accueil des clients ait déjà débuté à la mi-juin. Situé à proximité du centre Starco, cet immeuble de 12 étages est érigé sur une superficie de 800 mètres carrés. « L’immeuble, construit à la base dans les années 70, a été entièrement rénové pour répondre aux normes de la chaîne Ramada et de Solidere », souligne le directeur général de l’hôtel, Joe Abdel Massih. Mais avant que les travaux de restauration ne démarrent il y a deux...