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Actualités

Marché de l’immobilier Stabilité des prix

Ce début de semaine a été particulièrement agité. Les médias n’ont cessé de nous informer de la déprime économique et financière mondiale. Les répercussions sur le secteur immobilier dans plusieurs pays sont catastrophiques : le nombre de chantiers recule, les ventes de logements neufs et anciens s’effondrent, les prix amorcent une décrue, délais de vente de plus en plus longs, ralentissement du marché locatif des bureaux et des appartements. Après des années d’euphorie, l’heure est à une véritable redéfinition du marché mondial. Dans ce contexte, de nombreux Libanais s’interrogent et s’inquiètent d’un dérapage possible de la crise immobilière sur le marché local. À ce jour, nous ne sommes pas encore en récession. Pas pour le moment du moins. Il est encore trop tôt pour donner un avis à moyen et long terme. Heureusement, le marché immobilier local garde ses spécificités qui en font un secteur à part à l’échelle régionale, voire mondiale. Cependant le véritable danger pour le Liban serait une dégradation de la situation financière dans le Golfe qui pourrait par ricochet nous nuire. Toutefois, il est incontestable que nous traversons actuellement une phase de correction du marché symbolisée par la stabilité des prix et un léger tassement de la demande depuis quelques semaines. Cette période fait suite à une longue période de gourmandise et d’excès encouragés par des promoteurs à la recherche d’un profit démesuré et certains professionnels de l’immobilier toujours enclins à encourager une hausse des prix en répétant inlassablement que le marché est sous-estimé. Notre marché immobilier repose sur les anticipations des clients. Lorsque le marché se porte bien, les acheteurs sont pressés d’acquérir leur logement pour éviter de payer plus dans six mois, mais lorsque le marché se stabilise comme aujourd’hui, ils préfèrent retarder leur achat et prendre leur temps. Dans l’immédiat, il ne faut pas s’attendre à une prochaine reprise du marché surtout que la situation sécuritaire est loin d’être rassurante. Le durcissement des conditions d’octroi du crédit va commencer à peser sur la demande. Il ne faut pas écarter un ralentissement de l’appétit des expatriés qui peuvent être affectés à différents degrés par la crise. Un fléchissement a déjà été observé actuellement. La cherté des prix pratiqués tend à refroidir les clients. Cette situation ne représente pas un danger immédiat pour les promoteurs qui viennent de commencer leur projet livrable dans 2 à 3 ans et qui ont une assisse financière suffisante. Par contre, les propriétaires plus pressés et en manque de liquidité seront obligés de revoir leurs prétentions à la baisse et de consentir à des réductions. Plus l’attente sera longue, les propositions espacées et plus ils devront être flexibles. Le secteur locatif risque alors d’être particulièrement touché. Parallèlement et après plusieurs mois de hausse, les prix des appartements peuvent continuer à stagner puisque la crise économique actuelle ne peut qu’entraîner une baisse des coûts de construction : rapport euro-dollar, cours de l’acier, prix du pétrole, etc. Côté positif : il n’est pas à exclure un repli vers la pierre et la terre pour les investisseurs davantage intéressés par les placements boursiers. Affaire à suivre ! En coopération avec : RAMCO Tél.: 01-349910
Ce début de semaine a été particulièrement agité. Les médias n’ont cessé de nous informer de la déprime économique et financière mondiale. Les répercussions sur le secteur immobilier dans plusieurs pays sont catastrophiques : le nombre de chantiers recule, les ventes de logements neufs et anciens s’effondrent, les prix amorcent une décrue, délais de vente de plus en plus longs, ralentissement du marché locatif des bureaux et des appartements. Après des années d’euphorie, l’heure est à une véritable redéfinition du marché mondial.
Dans ce contexte, de nombreux Libanais s’interrogent et s’inquiètent d’un dérapage possible de la crise immobilière sur le marché local.
À ce jour, nous ne sommes pas encore en récession. Pas pour le moment du moins. Il est encore trop tôt pour donner un avis à moyen...