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Aoun : J’assisterai à la séance de dialogue pour assurer le quorum

Après la réunion hebdomadaire du Bloc du changement et de la réforme, le général Michel Aoun s’est adressé à la presse. Abordant la question de la réconciliation entre les Marada et les Forces libanaises, il a affirmé qu’il ne voyait aucun inconvénient à y participer, d’autant qu’une des parties et pas n’importe laquelle sollicite sa présence. « Si nos alliés nous demandent d’intervenir, nous le ferons, même si nous considérons que nous n’avons pas de problèmes avec les autres parties. Mais si notre présence cause un problème à l’autre partie, cela signifiera que celle-ci ne veut pas réellement la réconciliation... », a déclaré M. Aoun. Le chef du CPL a aussi précisé que cette réconciliation devrait se dérouler dans le calme, loin des médias. Il a encore affirmé que la réconciliation ne signifie pas l’annulation de l’opposition et le silence sur les violations de la loi. Le député du Kesrouan a renouvelé les accusations portées contre le Premier ministre Fouad Siniora, ajoutant qu’il n’aurait pas parlé devant les médias « si M. Siniora avait traité avec sérieux les questions qui lui ont été posées ». Il a rappelé que son bloc participe au gouvernement non pour se taire, mais pour tenter de changer les choses et pour critiquer le cas échéant. « Il ne peut y avoir de réforme et les institutions ne pourront fonctionner normalement tant que les responsables considéreront qu’ils sont au-dessus des lois et ne doivent être soumis à aucun contrôle », a ajouté Michel Aoun. Le chef du CPL a encore affirmé qu’il ne compte pas boycotter la table de dialogue qui doit se tenir à Baabda le 5 novembre, ajoutant qu’il y assistera pour assurer le quorum, quitte à se contenter de regarder les autres participants. Évoquant les questions de sécurité, il a estimé que la situation générale n’est pas satisfaisante, puisque les « salafistes » se déplacent librement dans le nord du pays. Il a précisé que ces cellules salafistes représentent désormais un grand danger pour le Liban. Selon lui, ce danger s’exprime par des attaques contre l’armée et contre les civils... Le général Aoun a encore déclaré que cette situation exige une solution radicale et en a fait assumer la responsabilité aux ministères de la Défense et de l’Intérieur. Au sujet du réarmement de l’armée, il a émis des doutes sur le sérieux des propositions faites, car, selon lui, si l’armée devait être rééquipée, cela aurait dû se produire depuis longtemps. Le chef du CPL a encore estimé que les déclarations du président de la Confédération helvétique (sur l’impossibilité pour les Israéliens d’accepter un droit de retour des Palestiniens) confirment ses craintes concernant l’implantation des Palestiniens au Liban. Il a enfin expliqué aux journalistes que la réunion hebdomadaire de son bloc parlementaire a abordé les questions du Conseil constitutionnel, dont la loi exige, selon lui, d’être soumises à l’examen du Parlement.
Après la réunion hebdomadaire du Bloc du changement et de la réforme, le général Michel Aoun s’est adressé à la presse. Abordant la question de la réconciliation entre les Marada et les Forces libanaises, il a affirmé qu’il ne voyait aucun inconvénient à y participer, d’autant qu’une des parties et pas n’importe laquelle sollicite sa présence. « Si nos alliés nous demandent d’intervenir, nous le ferons, même si nous considérons que nous n’avons pas de problèmes avec les autres parties. Mais si notre présence cause un problème à l’autre partie, cela signifiera que celle-ci ne veut pas réellement la réconciliation... », a déclaré M. Aoun.
Le chef du CPL a aussi précisé que cette réconciliation devrait se dérouler dans le calme, loin des médias. Il a encore affirmé que la réconciliation ne...