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Transport Les « low cost » arabes à l’assaut du Liban Marilyn Samaha Khair

Tout comme en Europe, aux États-Unis ou en Asie, les compagnies aériennes à bas coût (low cost) sont en plein essor dans le Golfe. Proposés à des tarifs défiant toute concurrence, ces vols font le bonheur des expatriés libanais. Vente de billets sur Internet, trajets courts et simplifiés, service minimum à bord, configuration monoclasse des avions… Comme leur nom l’indique, les low cost minimisent les coûts pour offrir des tarifs largement inférieurs aux compagnies traditionnelles. Aujourd’hui, cinq low cost arabes desservent Beyrouth : Air Arabia (EAU), al-Jazeera Airways (Koweït), Sama Airlines (Arabie saoudite), Bahrain Air (Bahreïn), Nas Air (Arabie saoudite). La première à se lancer dans l’aventure a été Air Arabia en octobre 2003. La compagnie émiratie, basée à Charjah, s’est inspirée des low cost européennes et américaines, mais en s’adaptant à certaines caractéristiques des marchés local et régional. « La distance entre les sièges, par exemple, est moins étroite », explique un responsable de la compagnie, Houssam Deryan. Air Arabia a dégagé des bénéfices dès sa première année d’activité. En juillet 2008, elle avait déjà transporté plus de 10 millions de passagers. D’autres compagnies, comme la saoudienne Sama Airlines, refusent de s’écarter du modèle de base. Pour le directeur des opérations, Mark Breen, il est essentiel de ne pas se tourner vers certaines caractéristiques des compagnies traditionnelles au risque de « perdre son âme ». Mais pour asseoir leur crédibilité, les low cost ne peuvent pas se permettre de lésiner sur les efforts ayant trait à la sécurité des passagers. Pour cette raison, les avions utilisés sont principalement des Airbus A320 et des Boeing 737. Le trafic point à point demeure également la caractéristique essentielle de ces compagnies. Il ne s’agit plus, à l’instar des compagnies traditionnelles, de développer des plates-formes de correspondances autour de leurs aéroports de départ, mais de multiplier les destinations – sans chercher à établir des connexions – à partir de leur point d’origine. Les low cost ont également pour objectif de développer de nouvelles destinations peu ou pas exploitées. Beaucoup d’investissements sont prévus pour ces nouvelles compagnies qui ont des perspectives de croissance très élevées. Selon certaines publications spécialisées, le marché des low cost ne représenterait actuellement que 4 à 5 % du marché du transport aérien régional, contre 20 à 25 % sur les marchés aériens occidentaux. De nouvelles compagnies se préparent donc à attaquer le marché. Pour n’en citer qu’une, la compagnie émiratie, FlyDubai est née il y a quelques mois et devrait être opérationnelle mi-2009. En juillet dernier, elle a placé la plus grosse commande de Boeing 737 jamais effectuée dans cette région par une compagnie à bas coûts. Le segment des low cost semble ainsi l’un des plus compétitifs de l’industrie du transport aérien aujourd’hui. Au Moyen-Orient, ce modèle a été relativement facile à introduire car il pallie au manque de réseaux ferroviaires permettant de se déplacer rapidement et à bas coûts. En outre, la politique tarifaire est la même pour toutes les low cost : des prix discount à réserver longtemps en avance. Bien entendu, les conditions sont beaucoup plus restrictives que celles proposées par les compagnies traditionnelles : pas de remboursement, changement de réservation ou autres. Les passagers, notamment les expatriés libanais, ont très bien intégré le système et réservent des mois à l’avance la majorité de leurs week-ends et jours de congé, si bien qu’en cas d’annulation du voyage, la somme dépensée sera minime, surtout si l’on compare le prix d’un billet acheté en dernière minute. Sur certaines destinations très prisées comme Dubaï, la différence entre un billet low cost et un billet à bord d’une compagnie traditionnelle est d’environ 40 %. Lorsque la MEA et Emirates Airlines proposent le billet entre 528 et 533 dollars (toutes taxes comprises), Air Arabia le vend à 312 dollars. Cette différence est à peu près la même pour les destinations comme Djeddah ou Riyad. Pour Dammam, en Arabie saoudite, les prix de Sama Airlines peuvent être inférieurs de 60 % à ceux de la MEA ou Saudi Airlines. Étant donné le nombre croissant de Libanais installés dans le Golfe, les low cost arabes ont saisi le potentiel des lignes vers le Liban. Selon la compagnie Air Arabia, les vols vers le Liban sont parmi les plus porteurs, avec un taux moyen de remplissage de 75 % au premier semestre. Sur cette période, la compagnie a transporté 43 000 passagers entre Charjah et Beyrouth.
Tout comme en Europe, aux États-Unis ou en Asie, les compagnies aériennes à bas coût (low cost) sont en plein essor dans le Golfe. Proposés à des tarifs défiant toute concurrence, ces vols font le bonheur des expatriés libanais.

Vente de billets sur Internet, trajets courts et simplifiés, service minimum à bord, configuration monoclasse des avions… Comme leur nom l’indique, les low cost minimisent les coûts pour offrir des tarifs largement inférieurs aux compagnies traditionnelles.
Aujourd’hui, cinq low cost arabes desservent Beyrouth : Air Arabia (EAU), al-Jazeera Airways (Koweït), Sama Airlines (Arabie saoudite), Bahrain Air (Bahreïn), Nas Air (Arabie saoudite).
La première à se lancer dans l’aventure a été Air Arabia en octobre 2003. La compagnie émiratie, basée à Charjah, s’est inspirée des low...