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Sécurité Funérailles à Ehden de Youssef Frangié

L’enquête se poursuit dans l’affaire du double crime de Bsarma, alors que se déroulaient hier, dans une ambiance de tristesse et de colère, les funérailles de Youssef Frangié à Ehden. Les funérailles du défunt Youssef Frangié, surnommé Abou Joe, ont eu lieu hier, dans l’après-midi, en l’église Saint-Georges d’Ehden, dans une ambiance de tristesse et de colère, en présence d’une foule de proches du défunt, de partisans du mouvement Marada ainsi que de l’ancien ministre Sleimane Frangié. La messe a été célébrée par le vicaire patriarcal Mgr Samir Mazloum qui a déploré que le défunt ait été tué, « pour des raisons futiles », « par des compatriotes de la même communauté », alors que les autres communautés multiplient les réconciliations. Il a appelé les proches du défunt à « dépasser leur douleur », « à faire preuve de sagesse » et à garder la foi. Mgr Mazloum a également mis en garde contre la discorde. Durant la journée, le corps avait été exposé dans les salons de l’église, où ses proches et ses camarades des Marada lui ont rendu un dernier hommage. La route allant de Zghorta à Ehden était entièrement pavoisée d’emblèmes du parti et de banderoles qui saluaient le « héros martyr » « qui a rejoint la série de martyrs d’Ehden », alors que les commerces ont observé une fermeture totale. L’enquête Parallèlement, le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, le juge Jean Fahd, a poursuivi hier son enquête. Il a écouté les rapports des médecins légistes et ceux des responsables sécuritaires, et entendu quelques blessés. Le juge Fahd a chargé un comité de médecins légistes d’ausculter les blessés. Il a également sollicité l’aide des services d’anthropométrie pour déterminer le genre d’armes utilisées dans cette affaire. Nombreuses étaient les réactions à ce drame. La Ligue maronite en a ainsi déploré « les tristes conséquences » et estimé que « cet incident fait resurgir une image douloureuse que les Libanais, et plus spécifiquement les chrétiens, ne veulent pas revivre ». Ce genre d’affrontements est condamnable, d’autant qu’« il aggrave les divisions entre les citoyens et les régions », a-t-elle indiqué. Le communiqué de la Ligue maronite a appelé les dirigeants concernés « à prendre leurs responsabilités historiques, à cesser de s’échanger les accusations, notamment à travers la presse, et à stopper les incitations à la discorde qui ont des répercussions négatives sur le terrain ». Elle a également invité les dirigeants chrétiens « à redoubler d’efforts pour renouveler le pacte d’honneur qui avait été précédemment signé par eux ». Et d’appeler l’État « à déployer des éléments de l’armée et des FSI dans les régions sensibles ». Le responsable du CPL au Nord, Fayez Karam, a condamné le crime de Bsarma. Il a indiqué que Youssef Frangié, responsable du bureau des Marada dans la région, « était proche de toutes les parties au Nord ». « Même les responsables des FL dans le Koura peuvent en témoigner », a-t-il dit. Et d’affirmer que « le défunt s’était rendu seul sur les lieux du drame pour régler le différend et que son garde du corps était resté en voiture. Il a été surpris dès son arrivée sur les lieux par la présence armée de partisans étrangers à la région, notamment des gardes du corps du député FL Farid Habib qui tiraient ». M. Karam a assuré que « ce crime est prémédité et provoqué », et que « Youssef Frangié a été tué à cause de ce qu’il avait déclaré à l’antenne de la OTV il y a deux mois ». Le responsable CPL a enfin estimé que « la justice doit lever l’immunité du député Farid Habib ». Les bureaux du CPL de Bécharré, de Zghorta et du Koura ont, à leur tour, dénoncé les explosions et les débordements sécuritaires, qui se déplacent d’une région à l’autre du pays semant la discorde et divisant la population. Ils ont appelé l’État à mener rapidement l’enquête pour étouffer la discorde et rétablir la justice. La ligue des anciens des Forces libanaises a condamné l’usage des armes à Bsarma, ce qui a abouti à « des pertes considérables ». Elle a appelé l’État « à mener l’enquête dans les plus brefs délais et à sanctionner les coupables ». La ligue a estimé que « les slogans et les portraits ne sont pas un bon moyen d’honorer les martyrs, mais qu’il faut rendre hommage à ces derniers dans la prière et le silence ». De son côté, le coordinateur général du Front de la liberté, Fouad Abou Nader, a présenté ses condoléances aux familles des deux défunts, Youssef Frangié et Pierre Ishak, estimant que leur mort est une grande perte. Il a appelé l’ensemble des dirigeants chrétiens à la retenue, indiquant que « la responsabilité est partagée entre les belligérants ». Évoquant la réconciliation et les poignées de main à Baabda entre des dirigeants du premier rang, il a évoqué la déception des Libanais lorsqu’ils ont constaté « le climat glacial » entre Michel Aoun et Samir Geagea. M. Abou Nader a enfin appelé à une table de dialogue interchrétienne à Baabda. Par ailleurs, le président de la municipalité de Kfar Aqqa, Farès Boulos, a tenu une réunion urgente regroupant des personnalités des villages de Kfar Aqqa, de Bsarma et de villages avoisinants. La rencontre a porté sur les moyens de désamorcer la tension qui a résulté du drame de Bsarma.
L’enquête se poursuit dans l’affaire du double crime de Bsarma, alors que se déroulaient hier, dans une ambiance de tristesse et de colère, les funérailles de Youssef Frangié à Ehden.
Les funérailles du défunt Youssef Frangié, surnommé Abou Joe, ont eu lieu hier, dans l’après-midi, en l’église Saint-Georges d’Ehden, dans une ambiance de tristesse et de colère, en présence d’une foule de proches du défunt, de partisans du mouvement Marada ainsi que de l’ancien ministre Sleimane Frangié. La messe a été célébrée par le vicaire patriarcal Mgr Samir Mazloum qui a déploré que le défunt ait été tué, « pour des raisons futiles », « par des compatriotes de la même communauté », alors que les autres communautés multiplient les réconciliations. Il a appelé les proches du défunt à « dépasser...