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Actualités - Chronologie

Crise financière Les investissements et les revenus pétroliers du Golfe menacés

Les monarchies du CCG risquent aussi de payer le prix de la crise financière et son impact sur l’économie mondiale. Les richissimes monarchies du Golfe doivent se préparer à une forte dépréciation de leurs investissements à l’étranger et à une baisse de leurs revenus pétroliers en raison de la crise financière américaine et de son impact sur l’économie mondiale, estiment des analystes. Mais le secteur bancaire des pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG), une région riche en pétrole et en gaz, ne semble pas être menacé, ont-ils dit à l’AFP. La hausse des prix du pétrole a rapporté, au cours des six dernières années, plus de 1 000 milliards de dollars aux six États du CCG (Arabie saoudite, Bahreïn, Koweït, Émirats arabes unis, Qatar, Oman) et leurs fonds souverains détiendraient 1 500 milliards de dollars d’investissements à travers le monde. « La crise bancaire aux États-Unis va ralentir davantage la croissance économique mondiale et réduire la demande de pétrole. Cela va provoquer une baisse considérable des prix du pétrole et de ses revenus », estime Saïd al-Cheikh, chef économiste de la banque saoudienne National Commercial Bank. Les pays du CCG pompent 16 millions de barils de pétrole par jour, soit près de 20 % de l’offre mondiale, et disposent de 45 % des réserves mondiales prouvées. « Après cette crise, les États du Golfe devraient se préparer à une baisse des prix de pétrole » dont les revenus représentent plus de 90 % de leur revenu public, souligne l’économiste koweïtien Hajjaj Boukhdour. « La demande de pétrole va baisser même en Chine, car ses exportations aux États-Unis devraient plonger en raison de la crise », a-t-il expliqué à l’AFP. Les craintes suscitées par l’impact du ralentissement sur la consommation d’énergie sont en grande partie responsables de la dégringolade des prix du brut, qui ont chuté de plus de 55 dollars depuis leur record du 11 juillet à 147 dollars. Le système bancaire du Golfe ne devrait pas être trop touché par la crise, selon des analystes, mais les pays de la région s’inquiètent pour leurs énormes investissements à l’étranger. « Aucune institution financière du Golfe ne sera directement affectée par l’effondrement de Lehman Brothers, car elles n’y ont pas de participation importante », a dit M. Cheikh à l’AFP, évoquant la quatrième banque d’affaires américaine qui s’est placée cette semaine sous la protection de la loi sur les faillites. « Mais on est certainement très inquiet du sort d’autres grandes institutions financières américaines où les fonds souverains et des investisseurs du Golfe détiennent une participation importante », a ajouté M. Cheikh. Les gouverneurs des Banques centrales du CCG, réunis en Arabie saoudite, ont assuré mardi que leur système bancaire ne serait pas touché par la crise financière. Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, qui y a rencontré les banquiers, a déclaré que les secteurs bancaire et financier de la région « se sont avérés assez résistants aux récentes turbulences financières ». M. Boukhdour a estimé à près de 1 000 milliards de dollars les investissements des fonds souverains du Golfe aux États-Unis et en Europe il y a un an, au début de la crise des prêts hypothécaires aux États-Unis. « Les avoirs des fonds souverains du Golfe en Europe et aux États-Unis ont baissé de 30 % au cours de l’année écoulée, soit une perte de 300 milliards de dollars », pertes dues aux crises financières et des prêts hypothécaires, a dit l’économiste koweïtien. Au cours de l’année écoulée, les fonds souverains des Émirats et du Koweït ont injecté plus de 12 milliards de dollars dans plusieurs grandes banques américaines, et la valeur de ces investissements a baissé de moitié avec la baisse des prix des actions. M. Boukhdour a, par ailleurs, estimé à 800 milliards de dollars les investissements privés du Golfe à l’étranger, ajoutant qu’ils ont également souffert des pertes similaires.
Les monarchies du CCG risquent aussi de payer le prix de la crise financière et son impact sur l’économie mondiale.

Les richissimes monarchies du Golfe doivent se préparer à une forte dépréciation de leurs investissements à l’étranger et à une baisse de leurs revenus pétroliers en raison de la crise financière américaine et de son impact sur l’économie mondiale, estiment des analystes.
Mais le secteur bancaire des pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG), une région riche en pétrole et en gaz, ne semble pas être menacé, ont-ils dit à l’AFP.
La hausse des prix du pétrole a rapporté, au cours des six dernières années, plus de 1 000 milliards de dollars aux six États du CCG (Arabie saoudite, Bahreïn, Koweït, Émirats arabes unis, Qatar, Oman) et leurs fonds souverains détiendraient 1 500...