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Sauvez les forêts du Liban Joseph ZOGHBI

Des milliers d’hectares partent en fumée chaque été, et la surface verte se réduit de plus en plus comme peau de chagrin. Que fait-on pour pallier ces désastres écologiques à répétition ? Rien ! On oublie et on recommence. Il faut rappeler aux responsables que la particularité du Liban dans cette région est qu’il est le seul pays que la nature a doté d’une couverture verte grâce à son climat, son relief et à sa pluviométrie. Mais cette couverture disparaîtra si les incendies et les agressions de toute nature continuent. Que restera-t-il du Liban de la chanson de Wadih Safi Lebnan el-akhdar ? Le gouvernement, les municipalités et les associations de défense de la nature doivent se mobiliser pour préserver notre cadre de vie. C’est en fait tout ce qui nous reste de la « générosité du Bon Dieu », après que les agressions humaines de toutes nature nous eurent obligés à nous blottir chez nous pendant des années ou à nous exiler momentanément ou durablement. Est-ce que notre cadre de vie, qui est notre dernier patrimoine, ne mérite pas que l’on se penche sur son cas ? Ou nous faudrait-il assister impuissants à la désertification galopante de notre environnement après que l’on se soit évertué à désertifier nos âmes ? Serait-il difficile : – au gouvernement ou aux municipalités de réserver une partie du budget à la prévention des incendies au lieu de se ruer chaque fois à éteindre des feux ravageurs ? – d’installer sur les collines boisées des réservoirs d’eau que l’on remplit durant la saison humide pour les utiliser le cas échéant à éteindre les incendies ou même à amener le nécessaire d’eau au reboisement ? – d’ouvrir avec des bulldozers des chemins pour acheminer le personnel de lutte contre les incendies ? – d’établir des points de surveillance des forêts pour détecter le plus vite possible les départs de feu pour réagir dans l’urgence ? – de doter la protection civile d’avions ou d’hélicoptères extincteurs, en demandant l’aide financière d’organismes internationaux, surtout européens, qui sont tout à fait disposés à faire un maximum pour la protection de l’environnement ? – de sévir avec la plus extrême rigueur contre les incendiaires, qu’ils soient pyromanes ou occasionnels ? – de lancer des campagnes de communication dans les médias pour sensibiliser les citoyens aux dangers de la désertification de notre beau pays ? En fait, ce qui manque, c’est la volonté politique de le faire et le sérieux avec lequel les luttes doivent être engagées. Les habitants de ce pays n’en seront que plus heureux de voir que les responsables directs au moins se mobilisent pour cette cause, et cela aidera beaucoup à booster le moral des troupes. Verrons-nous de notre vivant ces mesures se réaliser ? Article paru le vendredi 1er août 2008
Des milliers d’hectares partent en fumée chaque été, et la surface verte se réduit de plus en plus comme peau de chagrin. Que fait-on pour pallier ces désastres écologiques à répétition ? Rien ! On oublie et on recommence.
Il faut rappeler aux responsables que la particularité du Liban dans cette région est qu’il est le seul pays que la nature a doté d’une couverture verte grâce à son climat, son relief et à sa pluviométrie. Mais cette couverture disparaîtra si les incendies et les agressions de toute nature continuent. Que restera-t-il du Liban de la chanson de Wadih Safi Lebnan el-akhdar ?
Le gouvernement, les municipalités et les associations de défense de la nature doivent se mobiliser pour préserver notre cadre de vie. C’est en fait tout ce qui nous reste de la « générosité du Bon Dieu »,...