Téhéran menace de bloquer le détroit
d’Ormuz si son territoire est attaqué
le 30 juin 2008 à 00h00
En cas d’attaque contre son territoire, l’Iran mettrait en place des contrôles sur le trafic maritime dans la région du Golfe, point de transit de 40 % du pétrole mondial, a affirmé le commandant des gardiens de la révolution cité samedi par un quotidien iranien. Selon le journal Jam-e Jam, Mohammad Ali Jafari a également mis en garde les pays voisins de l’Iran contre des représailles s’ils participaient à une attaque contre son pays.
« Il est naturel, pour tout pays attaqué par un ennemi, d’avoir recours à tous les moyens et toutes les possibilités pour s’opposer à cet ennemi », explique-t-il. « Au sujet de la voie principale d’exportation de ressources énergétiques, l’Iran agira évidemment de sorte à contrôler le golfe Persique et le détroit d’Ormuz », a-t-il ajouté, en référence à cette zone d’importance stratégique par laquelle transite près des deux cinquièmes du pétrole mondial. Les craintes d’une escalade violente dans les relations tendues entre l’Occident et l’Iran, quatrième producteur mondial de pétrole, en raison des soupçons sur la nature du programme nucléaire iranien, sont l’un des facteurs ayant conduit à la flambée actuelle des cours sur le marché mondial.
L’hypothèse d’une attaque contre l’Iran, que les États-Unis n’ont pas exclu en cas d’échec d’une résolution de la crise par la voie diplomatique, s’est renforcée en juin. La semaine dernière, le New York Times a fait état de manœuvres israéliennes qui semblaient être la répétition d’une éventuelle offensive aérienne contre les installations nucléaires de la République islamique. Téhéran avait réagi en promettant une réponse « dévastatrice » en cas d’agression. Les dirigeants iraniens ont souvent soufflé le chaud et le froid sur l’éventualité d’utiliser le pétrole comme arme lors d’un conflit. De telles menaces ont déstabilisé le marché qui craint une paralysie des approvisionnements en provenance du Golfe. « S’il y a une confrontation entre nous et l’ennemi en dehors de la région, cela touchera assurément la question du pétrole », a affirmé M. Jafari.
Le Koweït et l’Irak ont déjà fait savoir qu’ils n’accepteraient pas de servir de rampe de lancement pour attaquer l’Iran.
En cas d’attaque contre son territoire, l’Iran mettrait en place des contrôles sur le trafic maritime dans la région du Golfe, point de transit de 40 % du pétrole mondial, a affirmé le commandant des gardiens de la révolution cité samedi par un quotidien iranien. Selon le journal Jam-e Jam, Mohammad Ali Jafari a également mis en garde les pays voisins de l’Iran contre des représailles s’ils participaient à une attaque contre son pays.
« Il est naturel, pour tout pays attaqué par un ennemi, d’avoir recours à tous les moyens et toutes les possibilités pour s’opposer à cet ennemi », explique-t-il. « Au sujet de la voie principale d’exportation de ressources énergétiques, l’Iran agira évidemment de sorte à contrôler le golfe Persique et le détroit d’Ormuz », a-t-il ajouté, en référence à...
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