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Actualités - Chronologie

Crise gouvernementale Majorité et opposition reconnaissent qu’aucun progrès n’a été accompli

Majorité et opposition se sont retrouvées hier pour affirmer qu’aucun progrès n’a été enregistré dans le dossier gouvernemental et pour s’inquiéter des développements sécuritaires. Mais chaque camp a accusé l’autre d’être à l’origine du pourrissement actuel. Le député Waël Abou Faour, membre du bloc Joumblatt a affirmé que « la crise a atteint un haut degré de gravité, notamment après les affrontements de Tripoli ». Il a fait valoir que, dans ce contexte, « il n’est pas possible, du moins pour le moment, de dire que des progrès tangibles ont été enregistrés » dans le processus de composition du gouvernement. « Plusieurs formules ont été examinées, notamment des échanges de portefeuilles durant les deux derniers jours. Elles ont toutes été rejetées par le camp du 8 Mars. » De son côté, le ministre sortant de l’Agriculture, Talal Sahili, a rejeté la responsabilité du retard dans la formation du gouvernement sur le camp de la majorité, tout en affirmant que la situation devient de plus en plus délicate. Sahili a insisté sur le rôle national et rassembleur de l’armée, en recevant la famille du général François Hajj. Le parti Baas a fait assumer, quant à lui, la responsabilité du retard dans la formation du gouvernement au Premier ministre désigné Fouad Siniora, ajoutant que « le camp du 14 Février continue à miser sur les forces étrangères et à compter sur leur appui ». L’ancien ministre Wi’am Wahhab a été encore plus direct, estimant que le retard dans la formation du gouvernement commence à avoir de graves répercussions sur la situation et notamment sur le mandat du président Sleiman. Il a donc appelé ce dernier à réagir, « d’autant, a-t-il ajouté, que le Premier ministre s’en fiche ». Selon Wahhab, l’accord de Doha est clair et stipule que le chef de l’État a droit à trois ministres dont un chargé d’un ministère régalien. Enfin, le responsable politique du mouvement Amal, Abbas Issa, a indiqué que sa formation ainsi que l’opposition « ont présenté toutes les facilités et saisi toutes les chances afin de former un gouvernement et redonner vie aux institutions ». M. Issa a estimé que « certains aiment le vide institutionnel et ne réalisent pas la gravité de la situation actuelle ».
Majorité et opposition se sont retrouvées hier pour affirmer qu’aucun progrès n’a été enregistré dans le dossier gouvernemental et pour s’inquiéter des développements sécuritaires. Mais chaque camp a accusé l’autre d’être à l’origine du pourrissement actuel. Le député Waël Abou Faour, membre du bloc Joumblatt a affirmé que « la crise a atteint un haut degré de gravité, notamment après les affrontements de Tripoli ». Il a fait valoir que, dans ce contexte, « il n’est pas possible, du moins pour le moment, de dire que des progrès tangibles ont été enregistrés » dans le processus de composition du gouvernement. « Plusieurs formules ont été examinées, notamment des échanges de portefeuilles durant les deux derniers jours. Elles ont toutes été rejetées par le camp du 8 Mars. »
De son côté,...