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Italie Catastrophe aérienne d’Ustica : un ex-président accuse la France

Vingt-huit ans après la catastrophe aérienne d’Ustica (81 morts en 1980) qui n’a jamais été élucidée, la justice italienne rouvre l’enquête après des déclarations de l’ex-président Francesco Cossiga, 79 ans, qui accuse la France d’être à l’origine de la tragédie. Le parquet de Rome a pris cette décision après avoir entendu M. Cossiga et Giuliano Amato, à l’époque sous-secrétaire à la présidence du Conseil et qui a notamment été le ministre de l’Intérieur de Romano Prodi, a annoncé l’agence ANSA. Le parquet avait décidé de convoquer M. Cossiga après des déclarations, datant de février, dans lesquelles il accusait les militaires français d’être à l’origine de la catastrophe. Selon M. Cossiga, « les Français savaient que l’avion de Mouammar Kadhafi devait passer » dans l’espace aérien italien et ils auraient donc tenté de l’abattre, mais se seraient trompés de cible. Une commission rogatoire pour vérifier les propos de M. Cossiga, connu pour ses déclarations provocatrices, a été adressée à la France. M. Cossiga n’explique pas pourquoi il a attendu plusieurs années avant de lancer ces accusations. Les déclarations de M. Cossiga renforcent la thèse souvent avancée par les experts italiens pour expliquer la catastrophe d’Ustica selon laquelle, la nuit du drame, un ou deux avions libyens étaient poursuivis par des chasseurs américains et français, et auraient suivi la route de l’avion civil pour échapper à leurs radars. Pris dans ce « scénario de guerre », le DC 9 aurait alors été abattu par erreur, ou serait entré en collision avec un des avions présents dans la zone. La découverte, le 18 juillet 1980, de la carcasse d’un MiG-23 libyen dans les montagnes de Calabre (sud de l’Italie) a aussi alimenté cette hypothèse. Paris et Washington ont toujours nié une quelconque implication de leurs appareils dans le drame.
Vingt-huit ans après la catastrophe aérienne d’Ustica (81 morts en 1980) qui n’a jamais été élucidée, la justice italienne rouvre l’enquête après des déclarations de l’ex-président Francesco Cossiga, 79 ans, qui accuse la France d’être à l’origine de la tragédie. Le parquet de Rome a pris cette décision après avoir entendu M. Cossiga et Giuliano Amato, à l’époque sous-secrétaire à la présidence du Conseil et qui a notamment été le ministre de l’Intérieur de Romano Prodi, a annoncé l’agence ANSA. Le parquet avait décidé de convoquer M. Cossiga après des déclarations, datant de février, dans lesquelles il accusait les militaires français d’être à l’origine de la catastrophe. Selon M. Cossiga, « les Français savaient que l’avion de Mouammar Kadhafi devait passer » dans l’espace...