Principal architecte de la surprenante victoire de la Grèce à l’Euro 2004, l’Allemand Otto Rehhagel, sélectionneur depuis 2001, est considéré comme le sauveur du football hellénique, qu’il a conduit de la 61e à la 8e place du classement mondial FIFA.
Alors que son contrat court jusqu’au terme du Mondial 2010 en Afrique du Sud, que la Grèce espère bien disputer, Rehhagel, 69 ans, a d’ores et déjà battu un record de longévité au poste très exposé d’entraîneur national.
Aussi perspicace que tenace, ce tacticien aura su faire plier nombre d’équipes grâce à une stratégie mêlant défense en béton armé et art de la contre-attaque. Il a aussi réussi à apporter la discipline dans une équipe grecque longtemps réputée pour sa désorganisation.
Cette stratégie ultrarigoureuse a notamment précipité l’une des plus grandes surprises du football international, lorsqu’en 2004 les Grecs remportèrent l’Euro, disputé au Portugal. Avec pour terminer trois succès face à la France, à la République tchèque et au Portugal, sur le même score (1-0).
Otto Rehhagel, marié et père d’un enfant, puise son goût pour la rigueur dans sa carrière de défenseur de choc, entamée à Essen dans sa ville natale, poursuivie au Hertha Berlin et achevée à Kaiserslautern, en 1972.
Mais celui que les Grecs surnomment « le roi Otto », en référence à un monarque bavarois qui régna sur la Grèce au XIXe siècle, s’est surtout fait un nom en temps qu’entraîneur. D’abord à Saarbruck puis au Kickers Offenbach, et à l’Arminia Bielefeld (1978-1979).
Vainqueur de la Coupe d’Allemagne avec le Fortuna Düsseldorf, il prit la tête du Werder Brême de 1981 à 1995, faisant de cette équipe l’une des plus prestigieuses d’Allemagne, deux fois victorieuse de la Bundesliga (1988 et 1993), et deux fois vainqueur de la Coupe (1991 et 1994).
Son principal échec remonte à la saison 1995-1996, lorsqu’il fut débarqué de son poste d’entraîneur du Bayern Munich quelques semaines avant une finale de Coupe de l’UEFA.
Il termina sa carrière « allemande » en 2000, à Kaiserslautern. Le temps de devenir l’unique joueur puis entraîneur à avoir participé à plus de 1 000 matches de la Bundesliga.
Au gré de ces multiples campagnes, Otto Rehhagel a forgé une philosophie rigoriste, basée sur des joueurs d’expérience. D’ailleurs, après une embarrassante défaite face à la Turquie (4-1) à domicile en 2007 lors des matches qualificatifs à l’Euro 2008, des voix se sont élevées en Grèce pour critiquer ses choix d’aligner toujours les mêmes vétérans.
Inflexible, il a maintenu sa confiance aux joueurs et à sa stratégie, qui ne devrait pas varier lors de l’Euro.
« Je veux que la Grèce soit parmi les premières à l’issue de l’Euro 2008, comme nous l’avons fait il y a quatre ans au Portugal. Nous travaillons dur pour arriver à nos buts. Nous devons aborder chaque match séparément, à commencer par celui contre la Suède », le 10 juin, avance-t-il simplement.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Principal architecte de la surprenante victoire de la Grèce à l’Euro 2004, l’Allemand Otto Rehhagel, sélectionneur depuis 2001, est considéré comme le sauveur du football hellénique, qu’il a conduit de la 61e à la 8e place du classement mondial FIFA.
Alors que son contrat court jusqu’au terme du Mondial 2010 en Afrique du Sud, que la Grèce espère bien disputer, Rehhagel, 69 ans, a d’ores et déjà battu un record de longévité au poste très exposé d’entraîneur national.
Aussi perspicace que tenace, ce tacticien aura su faire plier nombre d’équipes grâce à une stratégie mêlant défense en béton armé et art de la contre-attaque. Il a aussi réussi à apporter la discipline dans une équipe grecque longtemps réputée pour sa désorganisation.
Cette stratégie ultrarigoureuse a notamment précipité...