Deux conceptions du basket continuent de s’opposer entre les deux rives de l’Atlantique, même si le basket européen ne cesse de combler l’écart avec la NBA.
À chaque présaison NBA, des franchises américaines franchissent l’océan pour venir se frotter aux Européens lors de joutes pas toujours amicales.
Dès 1987, l’Open de Paris-Bercy a été le point de départ de ces confrontations désormais structurées au sein d’un « NBA Europe live Tour ». Il est alors apparu que même les plus grosses cylindrées européennes ont du mal à battre régulièrement leurs homologues américaines (cinq victoires et trois défaites pour les équipes NBA en 2007).
Les franchises NBA sont même franchement dominatrices dès que les matches ont lieu sur le sol américain.
Ainsi, le Panathinaïkos en personne a-t-il pris près de 40 points à Houston, Kaunas et Tel-Aviv ne faisant pas mieux contre Golden State et les faiblards Knicks de New York avec à chaque fois plus de 100 points concédés.
Le poids
des entraîneurs
Les deux jeux sont différents. C’est l’un des points sur lesquels la confrontation USA-Europe devient délicate.
Même si des tentatives d’uniformisation existent, les règles du jeu ne sont en effet pas les mêmes d’une rive à l’autre de l’Atlantique.
Les Américains jouent quatre quarts-temps de 12 minutes (4x10 en Europe), la ligne des trois points est tracée à 7,25 m du panier (contre 6,25 m), sans parler d’autres différences notables, en matière de défense notamment.
L’état d’esprit est aussi différent et qui est mieux placé que Dirk Nowitzki, l’Allemand de Dallas, élu MVP du championnat 2007, pour en parler ?
« Disons que même s’il est plus fermé avec une sorte de prime à la défense, le basket européen me semble quand même beaucoup plus créatif. Sur le terrain, on doit vraiment bouger, faire vivre la balle, poser des écrans, pour qu’il se passe quelque chose. Je dirais aussi que les coaches ont davantage d’impact sur leur équipe », explique-t-il.
« En NBA, l’entraîneur est surtout un technicien chargé de gérer l’effectif sans faire forcément beaucoup de travail vidéo sur le jeu ou l’adversaire du jour », compare la star des Mavericks, qui montre clairement où va sa préférence.
« Aux USA, on voit beaucoup de un contre un ou, à la limite, deux contre deux sur les fins de contre-attaque. Mais c’est tout car, ici, les individus prennent le pas sur le collectif. Ailleurs, c’est tout le contraire. »
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À chaque présaison NBA, des franchises américaines franchissent l’océan pour venir se frotter aux Européens lors de joutes pas toujours amicales.
Dès 1987, l’Open de Paris-Bercy a été le point de départ de ces confrontations désormais structurées au sein d’un « NBA Europe live Tour ». Il est alors apparu que même les plus grosses cylindrées européennes ont du mal à battre régulièrement leurs homologues américaines (cinq victoires et trois défaites pour les équipes NBA en 2007).
Les franchises NBA sont même franchement dominatrices dès que les matches ont lieu sur le sol américain.
Ainsi, le Panathinaïkos en personne a-t-il pris près de...