Alors que nous nous débattons depuis plusieurs mois dans une atmosphère funèbre, par la faute de quelques excités qui n’ont pas compris que l’intérêt du Liban doit passer avant le leur, nous continuons à ramer dans l’espoir de nous accrocher à un sauveur qui nous donnerait la clef de notre libération et nous indiquerait le passage obligé qui nous sauvera de l’effondrement.
Nous avons essayé l’entente, mais l’entente n’est plus dans les cœurs, et les plus pervers des partenaires sont ceux qui nous donnent l’espoir et l’illusion de faire des concessions et qui reculent dès que la possibilité d’une solution est en vue, dans un infatigable poker où tous les coups sont permis pour anéantir l’adversaire.
Un gradé nous bassine à longueur de semaines son slogan de nettoyage de la corruption, car il espère que grâce à son entêtement, il va éliminer le candidat choisi, dégoûté, de la scène politique et il sera alors l’heureux élu que le peuple exténué aura choisi pour libérateur.
Étrange comportement que celui-là, surtout que ses adversaires, qui eux aussi ne sont pas des enfants de chœur, sont décidés à lui tenir la dragée haute pour le punir d’avoir handicapé son pays et les intérêts d’une nation au profit de ses intérêts propres et ceux de ses alliés du pacte de non-ingérence.
Arrêtons donc cette comédie, car le peuple libanais, le vrai, a soif de paix et veut enfin retrouver ses assises dans un Liban uni et libéré de toutes les tutelles, de quelque bord qu’elles soient.
Nous demandons instamment à tous les politiciens d’oublier leurs querelles et d’élire le général Michel Sleimane, qui sera le seul à décider de notre avenir suivant les clauses d’une institution qui a déjà fait ses preuves.
Raymond NAHAS
Alors que nous nous débattons depuis plusieurs mois dans une atmosphère funèbre, par la faute de quelques excités qui n’ont pas compris que l’intérêt du Liban doit passer avant le leur, nous continuons à ramer dans l’espoir de nous accrocher à un sauveur qui nous donnerait la clef de notre libération et nous indiquerait le passage obligé qui nous sauvera de l’effondrement.
Nous avons essayé l’entente, mais l’entente n’est plus dans les cœurs, et les plus pervers des partenaires sont ceux qui nous donnent l’espoir et l’illusion de faire des concessions et qui reculent dès que la possibilité d’une solution est en vue, dans un infatigable poker où tous les coups sont permis pour anéantir l’adversaire.
Un gradé nous bassine à longueur de semaines son slogan de nettoyage de la corruption, car il...
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