Kenya
Quatorze morts dans des violences liées
à la secte interdite Mungiki
le 15 avril 2008 à 00h00
Au moins quatorze personnes ont été tuées hier au Kenya dans des violences impliquant des membres de la secte interdite Mungiki qui protestaient contre le meurtre de l’épouse du leader de ce gang actuellement en prison, a-t-on appris de sources policières. Au total neuf membres présumés des Mungiki ont été abattus par la police, trois civils ont été tués par des Mungiki et deux personnes ont été lynchées par une foule en colère à Eldoret (Vallée du Rift), a-t-on précisé de source policière. Ces violences ne sont pas liées aux troubles politico-ethniques qui ont suivi les élections du 27 décembre, ont affirmé à l’AFP plusieurs sources policières. « Nous contrôlons la situation et nous avons déployé des membres des forces sécurité » pour rétablir l’ordre, a assuré le porte-parole de la police, Eric Kiraithe. « Une opération d’envergure a été mise sur pied à travers le pays contre ce gang criminel (...) Nous voulons leur envoyer le message déterminé que personne ne sera épargné dans cette opération. Ils regretteront ce qu’ils sont en train de faire », a ajouté M. Kiraithe. La secte Mungiki (« foule » ou « multitude », en langue kikuyu), déclarée illégale en 2002, est accusée d’au moins 43 meurtres – dont une dizaine par décapitation – depuis mars 2007, notamment dans les bidonvilles de Nairobi et dans le centre du pays.Parallèlement, le président de la Commission nationale kényane sur les droits de l’homme, Maina Kiai, a dénoncé hier la taille du gouvernement de coalition nommé dimanche, regrettant le « prix élevé à payer » pour les contribuables kényans. « Avoir un gouvernement de plus de 40 ministres et de 53 ministres adjoints ne va pas nous aider à mener les réformes. Quand vous pensez aux montants qui seront dépensés pour faire plaisir à ces gens », a-t-il déclaré à l’AFP.
Au moins quatorze personnes ont été tuées hier au Kenya dans des violences impliquant des membres de la secte interdite Mungiki qui protestaient contre le meurtre de l’épouse du leader de ce gang actuellement en prison, a-t-on appris de sources policières. Au total neuf membres présumés des Mungiki ont été abattus par la police, trois civils ont été tués par des Mungiki et deux personnes ont été lynchées par une foule en colère à Eldoret (Vallée du Rift), a-t-on précisé de source policière. Ces violences ne sont pas liées aux troubles politico-ethniques qui ont suivi les élections du 27 décembre, ont affirmé à l’AFP plusieurs sources policières. « Nous contrôlons la situation et nous avons déployé des membres des forces sécurité » pour rétablir l’ordre, a assuré le porte-parole de la police, Eric...
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