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Actualités - CHRONOLOGIE

IRAN - Certains responsables parlent d’un « attentat », d’autres d’un « accident » Mystérieuse explosion dans une mosquée de chiraz : douze tués et des centaines de blessés

Le mystère planait hier autour d’une explosion qui a fait 12 morts et plus de 200 blessés, samedi soir, dans une mosquée de la ville de Chiraz, dans le sud de l’Iran, qualifiée d’attentat par certains responsables et d’accident dû à des munitions par d’autres. Un adjoint du gouverneur de la province de Fars, dont Shiraz est la capitale, a d’abord parlé samedi d’un « attentat » mais, hier, le responsable de la police de la ville a exclu cette hypothèse et un responsable du ministère de l’Intérieur a parlé d’un « accident ». Le bilan de l’explosion survenue vers 21h00, heure locale (16h30 GMT), samedi dans une mosquée du centre de la ville s’est alourdi à 12 morts et 202 blessés, selon le dernier bilan officiel en date. L’explosion a eu lieu lors d’un grand rassemblement de jeunes hommes et femmes écoutant l’allocution hebdomadaire d’un religieux, l’hodjatolislam Anjavinejad. Elle était consacrée à des critiques des wahhabites, musulmans sunnites extrémistes majoritaires en Arabie saoudite, et des bahaïs, une minorité religieuse interdite de pratiquer son culte en Iran. La télévision a montré une scène de dévastation dans le bâtiment, et de nombreux blessés ensanglantés et soignés dans les hôpitaux. Un expert de la police avait fait état samedi d’une « bombe placée dans la partie réservée aux hommes », avant que l’adjoint du gouverneur de la province de Fars pour les questions de sécurité, Mohammad Reza Hadaegh, ne parle dans la soirée d’un « attentat ». Aucune revendication n’a été signalée. Hier, la thèse de l’attentat a été remise en cause par plusieurs responsables. Le commandant de la police de la région de Fars, Ali Moayeri, a « exclu tout acte de sabotage dans cet incident », selon l’agence Fars. Le vice-ministre de l’Intérieur Abbas Mohtaj, cité par l’agence Mehr, a affirmé qu’il s’agissait « assurément d’un accident », tout en ajoutant que « la raison n’en est pas encore connue ». Selon le commandant Moayeri, « l’incident a pu résulter d’une négligence », à cause de « la présence de munitions laissées sur place, qui ont pu provoquer l’explosion ». Il se référait à la présence d’une exposition sur la guerre Iran-Irak (1980-1988) et comprenant des munitions. Un député de Chiraz, Mohammad Nabi Roudaki, a aussi fait état, « au bout du hall de la mosquée, d’une exposition d’explosifs et de munitions que les gens visitent avant d’entrer ». Il a évoqué la possibilité d’un accident ou d’une explosion criminelle, à l’aide d’un obus de 81 mm de l’exposition. Selon le procureur de la ville, Jaber Baneshi, « une enquête judiciaire a été lancée pour déterminer la cause de l’explosion et la possibilité d’un sabotage », a rapporté IRNA. L’hodjatolislam Anjavinevad a soutenu cette dernière thèse, appuyée selon lui par la force de la déflagration et la présence d’un individu ayant laissé un paquet sur place avant de quitter les lieux. chiraz est l’une des villes les plus célèbres d’Iran et l’une des destinations touristiques les plus prisées en raison de sa proximité avec Persépolis, qui abrite des vestiges de l’empire perse des Achéménides (550-331 avant J-C). S’il s’agit bien d’un attentat, ce serait une première dans une ville importante située dans une province non frontalière. Le dernier attentat d’envergure en Iran remonte à février 2007 où 13 gardiens de la révolution avaient trouvé la mort à Zahedan (Sud-Est) dans une attaque attribuée à des rebelles sunnites.
Le mystère planait hier autour d’une explosion qui a fait 12 morts et plus de 200 blessés, samedi soir, dans une mosquée de la ville de Chiraz, dans le sud de l’Iran, qualifiée d’attentat par certains responsables et d’accident dû à des munitions par d’autres. Un adjoint du gouverneur de la province de Fars, dont Shiraz est la capitale, a d’abord parlé samedi d’un...