Immigration
L’espace sans frontières de Schengen
s’étend aux aéroports d’Europe centrale
le 29 mars 2008 à 00h00
L’espace sans frontières de Schengen parachève demain son élargissement à l’Est avec la disparition des contrôles frontaliers dans les aéroports de neuf pays, permettant ainsi à 400 millions de personnes de voyager sans passeport dans une zone de 24 pays européens.
Juste au moment du passage à l’heure d’été, le contrôle des passagers effectuant des vols à l’intérieur de la zone Schengen sera aboli par neuf des dix pays qui sont entrés dans l’UE en 2004 : Malte et huit anciens pays communistes (Estonie, Lettonie, Lituanie, Hongrie, Pologne, Slovaquie, Slovénie, République tchèque). « C’est une journée importante. Nous achevons notre adhésion à l’espace Schengen », se réjouit Michal Marzec, directeur de la société des aéroports polonais PPL. Un peu partout, des cérémonies officielles sont prévues pour fêter l’événement, comme par exemple dimanche à 00h00 à Varsovie.
Le Premier ministre slovaque Robert Fico a présidé dès hier une cérémonie à l’aéroport de Bratislava, soulignant que dans les anciens pays communistes « la liberté de voyager, même dans des pays voisins, n’était pas évidente pendant longtemps et était même souvent impossible ». Les pays concernés ont saisi l’occasion de leur adhésion dans la zone Schengen pour moderniser leurs principaux aéroports, déjà bénéficiaires d’un boom du trafic aérien depuis leur entrée dans l’Union européenne. Tallinn, Varsovie, Prague et Budapest ont nettement agrandi les aéroports existants, en construisant de nouveaux terminaux conformes aux normes Schengen. Les adaptations à introduire dans les aéroports, nécessaires pour obtenir des certificats de conformité aux nouvelles normes, consistaient pour tous à séparer physiquement les passagers Schengen des autres pour les contrôles.
L’élargissement de 15 à 24 pays de l’espace européen de libre circulation est perçu à l’Est comme l’ultime épisode du démantèlement du Rideau de fer. L’abolition des contrôles aux frontières terrestres et maritimes entre les 15 anciens membres de la zone Schengen et ses nouveaux adhérents a eu lieu dans la nuit du 20 au 21 décembre. Depuis cette date, les habitants de 24 pays européens, membres du club Schengen, peuvent voyager sur 4 000 km de Tallinn en Estonie à Lisbonne au Portugal, sans aucun contrôle frontalier. Pour y arriver, il a fallu des mois de préparatifs administratifs et policiers intenses pour coordonner le système de visa unique, mettre en commun la base informatique SIS de données sur les criminels, créer des patrouilles conjointes entre pays voisins et sécuriser les 9 000 km de nouvelles frontières contre les trafiquants et les migrants clandestins.
L’espace sans frontières de Schengen parachève demain son élargissement à l’Est avec la disparition des contrôles frontaliers dans les aéroports de neuf pays, permettant ainsi à 400 millions de personnes de voyager sans passeport dans une zone de 24 pays européens.
Juste au moment du passage à l’heure d’été, le contrôle des passagers effectuant des vols à l’intérieur de la zone Schengen sera aboli par neuf des dix pays qui sont entrés dans l’UE en 2004 : Malte et huit anciens pays communistes (Estonie, Lettonie, Lituanie, Hongrie, Pologne, Slovaquie, Slovénie, République tchèque). « C’est une journée importante. Nous achevons notre adhésion à l’espace Schengen », se réjouit Michal Marzec, directeur de la société des aéroports polonais PPL. Un peu partout, des cérémonies officielles sont...
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