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France Municipales : la droite menacée d’un vote-sanction des déçus de Sarkozy

Dix mois après avoir largement élu Nicolas Sarkozy, les Français retournent aux urnes demain pour un scrutin municipal qui devrait sanctionner un président en chute libre dans les sondages et faire perdre de nombreuses villes au parti de droite au pouvoir. Dopée par l’impopularité du chef de l’État, l’opposition socialiste espère faire oublier ses déchirements internes en enlevant quelques métropoles à valeur de symbole national comme Marseille (Sud-Est), Toulouse (Sud-Ouest) ou Strasbourg (Est). À l’issue du second tour le 16 mars, les socialistes devraient en outre conserver sans problème leurs deux « joyaux » municipaux, Paris et Lyon (centre-Est), deux villes conquises lors du précédent scrutin en 2001. Le parti UMP au pouvoir – qui dirige environ 55 % des 230 villes françaises de plus de 30 000 habitants – ne cache pas que son ambition est de limiter les dégâts, insistant sur l’importance des « enjeux locaux » pour contrer la menace d’un vote anti-Sarkozy. Les notables de droite ont donc évité de faire venir sur leurs terres un président toujours hyperactif, mais dont l’action est désapprouvée par deux Français sur trois, selon un récent sondage. Ces municipales s’annoncent également difficiles pour le parti centriste MoDem de François Bayrou, troisième homme de la présidentielle qui brigue la mairie de Pau (Sud-Ouest), et le Parti communiste qui tente de sauver ses derniers bastions locaux. Quant au Front national (extrême droite), saigné financièrement par ses récentes défaites électorales, il ne présente qu’un nombre réduit de listes. Pour les 44,5 millions d’électeurs français, le scrutin municipal revêt une importance particulière dans la mesure où le maire est, selon toutes les enquêtes, leur élu le plus connu et le plus apprécié.
Dix mois après avoir largement élu Nicolas Sarkozy, les Français retournent aux urnes demain pour un scrutin municipal qui devrait sanctionner un président en chute libre dans les sondages et faire perdre de nombreuses villes au parti de droite au pouvoir.
Dopée par l’impopularité du chef de l’État, l’opposition socialiste espère faire oublier ses déchirements internes en enlevant quelques métropoles à valeur de symbole national comme Marseille (Sud-Est), Toulouse (Sud-Ouest) ou Strasbourg (Est). À l’issue du second tour le 16 mars, les socialistes devraient en outre conserver sans problème leurs deux « joyaux » municipaux, Paris et Lyon (centre-Est), deux villes conquises lors du précédent scrutin en 2001.
Le parti UMP au pouvoir – qui dirige environ 55 % des 230 villes françaises de plus de 30 000...