Celui qui ose se plaindre du bruit des autres passe pour un mauvais coucheur. Le brouhaha de la terrasse du café voisin s’invite chez lui ? Il n’a qu’à fermer sa fenêtre. Les aboiements des chiens du quartier lui empoisonnent ses nuits ? Il n’a qu’à investir dans des boules Quiès. La proximité d’un gratte-ciel condamne son jardin ? Il n’a qu’à déménager... Voilà la mentalité du pays. Mais le bruit ne relève plus d’un simple problème de voisinage. Il s’affirme comme un vrai polluant, au même titre que les pesticides ou les dioxines. Les coups de klaxon, la pétarade des cyclomoteurs, les effets hystériques de démarrage-freinage, les insultes et les cris de colère poussés par les passagers, les marteaux-piqueurs de la municipalité qui vous vrillent les tympans, les voitures de police qui lâchent...
Actualités - Opinion
Brisez les décibels
le 11 janvier 2008 à 00h00
Celui qui ose se plaindre du bruit des autres passe pour un mauvais coucheur. Le brouhaha de la terrasse du café voisin s’invite chez lui ? Il n’a qu’à fermer sa fenêtre. Les aboiements des chiens du quartier lui empoisonnent ses nuits ? Il n’a qu’à investir dans des boules Quiès. La proximité d’un gratte-ciel condamne son jardin ? Il n’a qu’à déménager... Voilà la mentalité du pays. Mais le bruit ne relève plus d’un simple problème de voisinage. Il s’affirme comme un vrai polluant, au même titre que les pesticides ou les dioxines. Les coups de klaxon, la pétarade des cyclomoteurs, les effets hystériques de démarrage-freinage, les insultes et les cris de colère poussés par les passagers, les marteaux-piqueurs de la municipalité qui vous vrillent les tympans, les voitures de police qui lâchent...


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