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Actualités - Chronologie

Hariri presse l’opposition de rompre ses liens avec le régime syrien

Le chef du Bloc parlementaire du futur, Saad Hariri, a affirmé hier que les propos du ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moallem, sont une « preuve supplémentaire sur l’ingérence du régime syrien dans les affaires libanaises internes, sur sa participation directe pour saboter la présidentielle et maintenir le vide à la première magistrature ». « La Syrie vise, dans le cadre d’un projet conjoint à d’autres forces régionales, à resserrer l’étau autour du Liban et le maintenir comme un terrain de marchandage et de chantage face à de différentes forces étrangères », poursuit M. Hariri dans son communiqué. Les propos de M. Moallem confirment, selon M. Hariri, « une parfaite concordance entre l’agenda syrien sur la présidentielle au Liban et l’agenda des forces de l’opposition libanaise » qui insistent sur l’aboutissement à un accord concernant la formation d’un gouvernement d’union nationale avant l’élection d’un chef de l’État. Cela prouve, estime M. Hariri, que c’est la Syrie qui détient le pouvoir de négocier et non pas les chefs de l’opposition libanaise. « Cela est dangereux, insiste-t-il, d’autant que cela permettrait au régime syrien de disposer de nouveau du destin du Liban et de torpiller les acquis des Libanais depuis le 14 mars 2005. Parmi ceux-ci, le fait d’avoir mis fin à la présence sécuritaire et militaire du régime syrien au Liban, celui d’empêcher la Syrie de s’immiscer dans la nomination des présidents, des ministres et des dirigeants, ainsi que celui de façonner la Constitution selon ses intérêts. » Affirmant que « le régime syrien ne retournera pas au Liban, quelles que soient les pressions auxquelles il a recours », M. Hariri remarque que le peuple libanais est « capable de préserver son indépendance et sa libre décision ». S’adressant aux différents dirigeants politiques, M. Hariri affirme que « notre régime démocratique et le respect de la Constitution et de l’accord de Taëf demeurent nos garanties ». « Le régime syrien ne constitue aucune garantie pour personne, affirme-t-il. Bien au contraire, c’est un fardeau pour le Liban, pour l’opposition qui doit prendre une décision historique de rompre ses liens avec ce régime. Le plus gros cadeau que l’on puisse offrir à Israël, c’est celui de permettre au régime syrien de revenir au Liban, de s’immiscer dans notre vie politique et de lui donner le droit de veto sur des questions primordiales comme l’élection d’un président de la République, la formation d’un gouvernement ou la nomination des dirigeants des services de sécurité. » M. Hariri a également évoqué le cas des détenus libanais dans les prisons syriennes et celui des prisonniers d’opinion détenus à Damas. Il a de même stigmatisé l’action continue du régime syrien en vue de déstabiliser la situation au Liban, en s’appuyant sur une large fraction de Libanais qualifiés « d’alliés et d’amis, ce qui n’est nullement en leur honneur ». Rappelant enfin que le régime syrien avait sonné publiquement le glas de l’élection présidentielle au Liban, M. Hariri a invité tous les responsables à riposter à l’attaque syrienne en soutenant la candidature consensuelle du commandant en chef de l’armée, le général Michel Sleimane.
Le chef du Bloc parlementaire du futur, Saad Hariri, a affirmé hier que les propos du ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moallem, sont une « preuve supplémentaire sur l’ingérence du régime syrien dans les affaires libanaises internes, sur sa participation directe pour saboter la présidentielle et maintenir le vide à la première magistrature ».
« La Syrie vise, dans le cadre d’un projet conjoint à d’autres forces régionales, à resserrer l’étau autour du Liban et le maintenir comme un terrain de marchandage et de chantage face à de différentes forces étrangères », poursuit M. Hariri dans son communiqué.
Les propos de M. Moallem confirment, selon M. Hariri, « une parfaite concordance entre l’agenda syrien sur la présidentielle au Liban et l’agenda des forces de l’opposition libanaise »...