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La France a relancé les Nations unies après l’échec de son initiative

La France et les États-Unis ont fait de nouveau appel au Conseil de sécurité de l’ONU au sujet du Liban, après avoir échoué à convaincre l’opposition et la majorité de la nécessité d’organiser la présidentielle. De sources diplomatiques à Beyrouth, on a indiqué que cette démarche a été effectuée à l’initiative de Paris, qui ne croit plus à une réussite de son initiative au Liban et qui, en association avec Washington, a présenté au Conseil de sécurité un projet de déclaration présidentielle sur le Liban. Le texte actuellement sous étude, ajoute-t-on de mêmes sources, a suscité des réserves auprès des représentants de Moscou, de Doha, de Pékin et de Djakarta. Les quatre contestent en particulier la phrase relative à l’appui du Conseil de sécurité au gouvernement Siniora dans la gestion des affaires du pays, « dans la mesure où il représente une reconnaissance du transfert des prérogatives du président de la République, à l’expiration de son mandat, au Conseil des ministres ». Selon ces sources, il est à craindre, si la déclaration ne passe pas, que la France, les États-Unis et la Grande-Bretagne n’élaborent un projet de résolution appelant à l’organisation de la présidentielle sous l’égide de l’ONU, qui pourrait être approuvé à la majorité des membres du Conseil de sécurité. Cette possibilité est envisagée depuis septembre dernier au moment où l’échéance présidentielle faisait l’objet de concertations arabes et internationales, a-t-on ajouté de mêmes sources, précisant qu’une adoption d’une telle résolution pourrait avoir des répercussions négatives sur la stabilité politique et la sécurité dans le pays. Khalil FLEYHANE
La France et les États-Unis ont fait de nouveau appel au Conseil de sécurité de l’ONU au sujet du Liban, après avoir échoué à convaincre l’opposition et la majorité de la nécessité d’organiser la présidentielle.
De sources diplomatiques à Beyrouth, on a indiqué que cette démarche a été effectuée à l’initiative de Paris, qui ne croit plus à une réussite de son initiative au Liban et qui, en association avec Washington, a présenté au Conseil de sécurité un projet de déclaration présidentielle sur le Liban.
Le texte actuellement sous étude, ajoute-t-on de mêmes sources, a suscité des réserves auprès des représentants de Moscou, de Doha, de Pékin et de Djakarta. Les quatre contestent en particulier la phrase relative à l’appui du Conseil de sécurité au gouvernement Siniora dans la gestion des...