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Hajji Georgiou : L’intifada de l’indépendance, une dynamique perpétuelle

Après avoir reçu des mains de Mlle Nayla Tuéni le trophée du prix international Gebran Tuéni 2007 décerné par l’Association mondiale des journaux (AMJ), M. Michel Hajji Georgiou a improvisé une courte allocution axée essentiellement sur le caractère impératif de la sauvegarde de la liberté de la presse au Liban et la défense de la liberté d’expression dans le monde arabe. Évoquant d’abord la conjoncture présente sur la scène locale, M. Hajji Georgiou s’est référé à une citation du poète Gebran Khalil Gebran pour souligner, en substance, que beaucoup de personnes sont peut-être vivantes physiquement, mais en réalité, « elles sont comme mortes ». Et le lauréat d’appeler à cet égard Mlle Nayla Tuéni d’œuvrer « afin de se débarrasser avec la pelle de ces morts-vivants ». Se retournant vers l’assistance, M. Hajji Georgiou a également invité M. Samy Gemayel et Walid Kassir (frère de Samir Kassir) à s’associer à une telle entreprise de « nettoyage ». M. Hajji Georgiou a ensuite vivement dénoncé la décadence du discours politique sur la scène locale, s’élevant contre la violence qui se dégage souvent de ce discours du fait du sarcasme et des propos injurieux auxquels ont recours certains responsables politiques. Le lauréat a, d’autre part, déploré le fait que les Libanais se soient retrouvés du jour au lendemain dans une nouvelle Sparte « avec des militaires et des miliciens partout ». Reprenant le titre de l’un des éditoriaux de Samir Kassir « Militaires contre qui ? », M. Hajji Georgiou a souligné que « les militaires devraient être au service des citoyens et des libertés publiques ». « Malheureusement, les expériences passées avec d’autres militaires au pouvoir n’ont pas été très encourageantes » sur ce plan, a-t-il souligné. Et d’ajouter que « le nouveau régime ne devrait en aucune façon instaurer son autorité sur les ruines de la révolution du Cèdre ». « Si les Syriens s’imaginent qu’ils pourront enterrer l’intifada de l’indépendance, ils se leurrent énormément, car l’intifada de l’indépendance est solidement ancrée en nous et elle constitue une dynamique perpétuelle », a déclaré M. Hajji Georgiou. En conclusion, le lauréat a rendu hommage aux prisonniers d’opinion dans le monde arabe, plus particulièrement en Syrie, évoquant en outre les épreuves subies par les détenus libanais dans les prisons syriennes. M. Hajji Georgiou a enfin dédié son prix à son ami et compagnon de route Rami Azzam, arraché aux siens en 2003, ainsi qu’au journaliste et opposant syrien Michel Kilo, condamné à une peine de prison en Syrie pour délit d’opinion.
Après avoir reçu des mains de Mlle Nayla Tuéni le trophée du prix international Gebran Tuéni 2007 décerné par l’Association mondiale des journaux (AMJ), M. Michel Hajji Georgiou a improvisé une courte allocution axée essentiellement sur le caractère impératif de la sauvegarde de la liberté de la presse au Liban et la défense de la liberté d’expression dans le monde arabe.
Évoquant d’abord la conjoncture présente sur la scène locale, M. Hajji Georgiou s’est référé à une citation du poète Gebran Khalil Gebran pour souligner, en substance, que beaucoup de personnes sont peut-être vivantes physiquement, mais en réalité, « elles sont comme mortes ». Et le lauréat d’appeler à cet égard Mlle Nayla Tuéni d’œuvrer « afin de se débarrasser avec la pelle de ces morts-vivants ». Se retournant vers...