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Séminaire Salamé : « C’est l’économie qui paie le prix des tensions politiques »

Le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, a estimé que l’élection d’un président de la République serait un indice d’amélioration de la conjoncture politique, affirmant par ailleurs que c’est l’économie qui a payé le prix des tensions politiques. Il a souligné qu’il n’y a pas à craindre pour la monnaie nationale parce que la Banque centrale a les moyens nécessaires et les liquidités suffisantes pour contrôler la situation, mettant l’accent sur le fait qu’il n’y a pas de dangers pressants. Lors d’un séminaire organisé par la société Confex sur le thème « Les opportunités d’investissements dans le monde arabe », le numéro un de la BDL a insisté sur la résilience du secteur bancaire et de la conjoncture monétaire, regrettant toutefois les opportunités d’investissements manquées par le Liban. Il a insisté sur la nécessité pour l’État de se défaire des établissements déficitaires qu’il gère tels l’EDL. Il a rappelé que grâce aux circulaires de la Banque centrale, le secteur bancaire libanais n’a pas été affecté par la crise américaine des « supprimes ». Il a souligné que la stabilité monétaire est une recommandation de la Banque mondiale qui réclame par ailleurs des réformes au niveau du Trésor pour 2008. Riad Salamé a déclaré que la Banque centrale et la commission de contrôle bancaire vont suivre de près à partir de janvier 2008 et sur les cinq années à venir la mise en œuvre par les banques des accords de Bâle II. Dans ce cadre, il a indiqué que la BDL va promulguer des circulaires sur la formation des conseils d’administration des banques, des commissions responsables, de la gestion des risques et de l’audit interne. « C’est que les accords de Bâle ne se limitent pas à une recapitalisation des établissements de crédit », a-t-il dit. « Nous avons besoin au Liban de dynamiser la productivité après que le pays soit devenu cher pour ses résidents et bon marché pour les étrangers », a-t-il ajouté. En réponse à une question, Riad Salamé a précisé que le volume des dépôts bancaires a augmenté au cours des neuf premiers mois d’environ 5 milliards de dollars et prédit que ce volume connaîtra une hausse fin 2007 sur un an de 10 % par rapport à 2006. Prié de dire ce qu’il pensait de la substitution de la dette publique en dollars en une dette libellée en yen, le gouverneur de la BDL a insisté sur le fait que le plus important est que le Liban n’ait pas « de centres spéculatifs », rappelant que si le Liban s’était endetté en euro alors que la valeur de cette devise était faible, la dette du Liban se serait accrue de 40 % avec la hausse actuelle de l’euro. « Pour cette raison, je recommande à l’État de ne pas s’endetter en une devise dans laquelle il n’aurait pas de ressources », a-t-il dit.
Le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, a estimé que l’élection d’un président de la République serait un indice d’amélioration de la conjoncture politique, affirmant par ailleurs que c’est l’économie qui a payé le prix des tensions politiques. Il a souligné qu’il n’y a pas à craindre pour la monnaie nationale parce que la Banque centrale a les moyens nécessaires et les liquidités suffisantes pour contrôler la situation, mettant l’accent sur le fait qu’il n’y a pas de dangers pressants.
Lors d’un séminaire organisé par la société Confex sur le thème « Les opportunités d’investissements dans le monde arabe », le numéro un de la BDL a insisté sur la résilience du secteur bancaire et de la conjoncture monétaire, regrettant toutefois les opportunités d’investissements manquées...