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Élections Le bal des candidats à la présidentielle est ouvert en Russie

Le bal des candidats pour la présidentielle russe s’est ouvert hier, avec, du côté de l’opposition, l’ex-Premier ministre Mikhaïl Kassianov et le communiste Guennadi Ziouganov, tandis que le parti de Vladimir Poutine a promis de sortir son candidat du chapeau le 17 décembre. M. Kassianov impulse le rythme d’une campagne encore inexistante à moins de trois mois du premier tour du scrutin le 2 mars : il a réuni hier son mouvement, l’Union populaire et démocratique (RNDS), pour valider sa candidature. Il lui restera dès lors à réunir au moins deux millions de signatures d’électeurs et à les présenter d’ici au 16 janvier à la Commission électorale centrale. Sa porte-parole, Elena Dikoun, a dénoncé une « pression politique » de plus : les propriétaires de la salle où devait se tenir le congrès à Moscou ont refusé au dernier moment de la louer, une pratique courante contre les opposants en Russie. M. Kassianov, qui est loin de faire l’unanimité au sein de l’opposition après avoir été le Premier ministre de M. Poutine, assure croire encore à une candidature de « l’opposition unie ». Il se dit prêt pour cela à se désister et à laisser sa place à un autre opposant, comme l’ex-champion d’échecs Garry Kasparov du mouvement L’autre Russie ou Boris Nemtsov, du parti libéral SPS, avec lesquels il poursuit les négociations. « Si nous travaillons en coalition, peu importe qui nous représente », a affirmé M. Kassianov dans le journal Gazeta vendredi, se disant soucieux d’« impulser un nouveau cours politique ». Mais les chances d’une union de l’opposition apparaissent chaque jour un peu plus faibles. Par précaution, chacun prévoit des congrès séparés d’ici à la date limite du dépôt de candidature, le 23 décembre, faisant craindre un éparpillement d’une opposition déjà très affaiblie. Le Parti communiste, seule force d’opposition dans le nouveau Parlement avec un score de 11,57 % dimanche aux législatives, a annoncé lui aussi hier son candidat à la présidentielle : ce sera le chef du parti, Guennadi Ziouganov, déjà candidat en 1996 et en 2000. Sa candidature doit être approuvée en congrès le 15 décembre. Mais le débat politique est focalisé sur l’identité du mystérieux dauphin de M. Poutine, alors que ce dernier ne peut se présenter à la présidentielle de 2008, en vertu de la Constitution. Boris Gryzlov, le chef du parti présidentiel Russie unie, a lancé hier le compte à rebours : le candidat du parti sera désigné lors d’un congrès le 17 décembre. « Le candidat qui sera annoncé le 17 décembre pourra obtenir autant que le parti Russie unie (64,3 % aux législatives) et gagner dès le premier tour », a-t-il assuré. Le seul indice qu’il ait donné est que ce candidat n’aurait pas forcément la carte du parti. Plusieurs noms sont régulièrement évoqués, dont ceux du Premier ministre, Viktor Zoubkov, et de ses deux premiers adjoints, Sergueï Ivanov et Dmitri Medvedev. M. Gryzlov a aussi salué l’annonce de Sergueï Mironov, chef du parti Russie juste (gauche pro-Kremlin, 7,74 % aux législatives), qu’il ne présenterait pas de candidat à la présidentielle. Il est resté très vague sur le rôle que se réserve M. Poutine, qui a dirigé la liste de Russie unie aux législatives et dont les partisans ont réclamé le maintien au pouvoir comme « leader national » tout au long de la campagne. « Je ne veux pas dire quelles fonctions peut occuper Vladimir Poutine. Il peut toutes les occuper », a dit M. Gryzlov, précisant seulement qu’il allait être reproposé à la tête de la Douma, ce qui signifie que M. Poutine a exclu ce scénario pour lui-même. En outre, Moscou a rejeté hier les critiques américaines sur les législatives en Russie et a invité Washington à se pencher sur son système électoral avant de « juger », en référence à la présidentielle de 2000 remportée par George W. Bush au terme d’une longue bataille juridique.
Le bal des candidats pour la présidentielle russe s’est ouvert hier, avec, du côté de l’opposition, l’ex-Premier ministre Mikhaïl Kassianov et le communiste Guennadi Ziouganov, tandis que le parti de Vladimir Poutine a promis de sortir son candidat du chapeau le 17 décembre.
M. Kassianov impulse le rythme d’une campagne encore inexistante à moins de trois mois du premier tour du scrutin le 2 mars : il a réuni hier son mouvement, l’Union populaire et démocratique (RNDS), pour valider sa candidature. Il lui restera dès lors à réunir au moins deux millions de signatures d’électeurs et à les présenter d’ici au 16 janvier à la Commission électorale centrale. Sa porte-parole, Elena Dikoun, a dénoncé une « pression politique » de plus : les propriétaires de la salle où devait se tenir le congrès à Moscou...