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« Guerre des services spéciaux » : la vieille garde du KGB appelle au calme

La vieille garde du KGB est sortie de sa retraite hier pour lancer un appel au calme, alors que les signes d’affrontements entre services spéciaux russes se multiplient à l’approche du départ du président Vladimir Poutine. Pour la seconde fois en moins d’un mois, la bataille sans merci que se livrent les anciens agents du KGB, revenus en force à la faveur de la présidence de M. Poutine, s’est étalée au grand jour, à la une d’un quotidien. « Nous nous adressons aux parties en conflit : faites chacune un pas vers l’autre. Sinon, et croyez-en notre expérience, un grand malheur peut arriver, et il ne faut pas en arriver là », écrivent dans le journal Zavtra cinq anciens hauts responsables du KGB, dont un député du Parlement actuel, Nikolaï Leonov, et le dernier directeur du KGB, Vladimir Krioutchkov. « Les contradictions entre différents services spéciaux ne doivent pas être utilisées pour des objectifs “sales” par des forces destructrices intérieures comme extérieures », estiment les signataires sans préciser de quelles structures ils parlent. Il est très rare que de hauts responsables, à la retraite ou en activité, fassent état des querelles intestines à l’œuvre entre structures de sécurité. Ces anciens dirigeants justifient leur appel par la polémique déclenchée, début octobre, par la publication dans le quotidien Kommersant d’une tribune du patron de l’Agence russe antidrogue, Viktor Tcherkessov, lui-même ancien agent du KGB, pour dénoncer les risques de « destruction de la confrérie » des agents spéciaux.
La vieille garde du KGB est sortie de sa retraite hier pour lancer un appel au calme, alors que les signes d’affrontements entre services spéciaux russes se multiplient à l’approche du départ du président Vladimir Poutine. Pour la seconde fois en moins d’un mois, la bataille sans merci que se livrent les anciens agents du KGB, revenus en force à la faveur de la présidence de M. Poutine, s’est étalée au grand jour, à la une d’un quotidien. « Nous nous adressons aux parties en conflit : faites chacune un pas vers l’autre. Sinon, et croyez-en notre expérience, un grand malheur peut arriver, et il ne faut pas en arriver là », écrivent dans le journal Zavtra cinq anciens hauts responsables du KGB, dont un député du Parlement actuel, Nikolaï Leonov, et le dernier directeur du KGB, Vladimir Krioutchkov. « Les...