Rechercher
Rechercher

Actualités

AFGHANISTAN Les pays de l’OTAN affichent leur « solidarité » face aux talibans

Les 26 pays de l’OTAN ont reconnu hier la nécessité d’être solidaires face aux talibans en Afghanistan mais surtout l’urgence de se donner les moyens de former une armée afghane capable de prendre un jour la relève. «Le partage des risques et des fardeaux sont des principes directeurs » de l’Alliance, a rappelé le ministre néerlandais de la Défense, Eimert Van Middelkoop, à l’issue de la première journée d’une réunion avec ses collègues de l’OTAN à Noordwijk, près d’Amsterdam. Les Pays-Bas, dont quelque 1 700 soldats sont exposés aux attaques meurtrières des talibans dans la province d’Oruzgan (Sud), depuis août 2006, avaient sollicité avant cette réunion l’aide de leurs alliés pour leur permettre de réduire de 300 hommes leur contingent. Le débat au Parlement néerlandais sur une prolongation du mandat de ces soldats au-delà de l’échéance prévue d’août 2008 s’annonce difficile, tant la mission est désormais impopulaire aux Pays-Bas. Le gouvernement canadien souhaite le maintien après février 2009 dans la région de Kandahar (Sud) de ses 2 300 soldats, malgré les pertes subies. Mais là encore, une bonne partie de son opinion, relayée par l’opposition, y est hostile. La question de l’entraînement d’une armée afghane digne de ce nom, permettant un jour à la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF) commandée par l’OTAN de « se tenir en retrait », a été largement discutée, a indiqué le secrétaire général de l’OTAN, Jaap de Hoop Scheffer. L’OTAN souhaite que les alliés envoient des milliers d’instructeurs supplémentaires pour former une armée afghane censée passer de 35 000 à 70 000 hommes en peu d’années. Ces « mentors », selon la terminologie de l’OTAN, sont incorporés à l’armée afghane pour la préparer à relever les forces internationales, ce qui ne devrait pas intervenir avant 2011 au plus tôt, selon les chefs militaires de l’OTAN. L’Allemagne, par la voix de son ministre Franz Josef Jung, a confirmé qu’elle triplerait le nombre de ses instructeurs, qui passerait ainsi à 200. La France, de son côté, a répondu aux appels à la solidarité tout en maintenant que la meilleure stratégie de sortie était de préparer l’armée afghane à assumer ses responsabilités nationales. La délégation française a annoncé qu’elle incorporerait une cinquantaine d’instructeurs supplémentaires à l’armée nationale afghane dans la zone tenue par les troupes néerlandaises, portant ainsi à 250 leur nombre total. Aujourd’hui, les ministres de la Défense de l’OTAN doivent avoir des entretiens avec leur homologue russe, Anatoli Serdioukov, tout particulièrement sur le bouclier antimissile américain en Europe, pomme de discorde avec Moscou, mais sur lequel Washington a fait de nouvelles offres de compromis.
Les 26 pays de l’OTAN ont reconnu hier la nécessité d’être solidaires face aux talibans en Afghanistan mais surtout l’urgence de se donner les moyens de former une armée afghane capable de prendre un jour la relève.

«Le partage des risques et des fardeaux sont des principes directeurs » de l’Alliance, a rappelé le ministre néerlandais de la Défense, Eimert Van Middelkoop, à l’issue de la première journée d’une réunion avec ses collègues de l’OTAN à Noordwijk, près d’Amsterdam. Les Pays-Bas, dont quelque 1 700 soldats sont exposés aux attaques meurtrières des talibans dans la province d’Oruzgan (Sud), depuis août 2006, avaient sollicité avant cette réunion l’aide de leurs alliés pour leur permettre de réduire de 300 hommes leur contingent. Le débat au Parlement néerlandais sur une...