Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Nassib Lahoud : La présidentielle, « une occasion incroyable d’essayer de rassembler le pays »

Le Liban manquera une chance unique de panser ses blessures s’il ne parvient pas à élire un nouveau président, faute d’accord entre la majorité antisyrienne et l’opposition, a estimé l’un des candidats du 14 Mars, Nassib Lahoud, dans une interview à Alistair Lyon, de l’agence Reuters. « Le Liban aujourd’hui est libre de l’occupation israélienne et libre de l’hégémonie syrienne. C’est une occasion incroyable d’essayer de rassembler le pays, après de longues années de guerre et de chaos », a ainsi déclaré le chef du Renouveau démocratique (RD). Il a souligné que sa « plus grande crainte est que nous manquions cette occasion, qui pourrait bien ne pas se représenter avant des années », espérant toujours un candidat de consensus avant l’expiration du mandat d’Émile Lahoud le 24 novembre Interrogé sur les liens entretenus par diverses formations libanaises avec des puissances extérieures comme la Syrie, l’Iran, l’Arabie saoudite ou les États-Unis, qui se livrent à une guerre d’influence dans la région, Nassib Lahoud a répondu : « Honnêtement, j’espère que personne ne s’en mêlera. » Admettant que la Syrie a eu des intérêts au Liban, il a martelé que Damas devait respecter la souveraineté et l’indépendance de son voisin. « Les Syriens doivent retirer leur soutien aux groupes armés palestiniens illégaux dans l’est du Liban, procéder à un échange d’ambassadeurs avec Beyrouth et accepter de délimiter la frontière avec le Liban », a-t-il déclaré, et, « par-dessus tout, nous attendons une coopération totale avec le tribunal international mis en place par les Nations unies pour juger les auteurs de l’assassinat de Rafic Hariri ». Concernant le désarmement du Hezbollah, le chef du RD a naturellement préconisé le dialogue. « Toutes les armes doivent être sous la seule garde du gouvernement libanais », a-t-il dit, ajoutant : « Nous voudrions bénéficier des capacités de défense du Hezbollah dans le cadre du gouvernement libanais. » D’autre part, la stabilisation du Sud, où les troupes libanaises sont déployées au côté de Casques bleus de l’ONU depuis la fin de la guerre de juillet, est l’une des grandes priorités du pays, a encore estimé le candidat du 14 Mars. En n’oubliant pas que la relance de l’économie, le redémarrage des institutions et la préparation d’élections législatives restent des dossiers tout aussi prépondérants. « C’est beaucoup et un président au Liban aujourd’hui pourrait jouer un rôle crucial pour concilier toutes ces choses », a-t-il affirmé. Rappelons que Nassib Lahoud avait promis, au cours de l’annonce de sa candidature, que s’il était élu, il tâcherait de se montrer impartial sans renoncer aux principes de l’Alliance du 14 Mars. « Je pourrais jouer le rôle que le président devrait jouer, celui d’arbitre à égale distance de tous les Libanais et bénéficiant de la confiance de tous les Libanais », a-t-il conclu. Signalons que le chef du RD a reçu hier, tour à tour, l’émissaire de Ban Ki-moon au Liban Geir Pedersen, l’ambassadeur de Grèce Panos Kalogeropoulos, et le chef de la Délégation de la Commission européenne au Liban, Patrick Laurent. Au cœur des discussions : les moyens de permettre aux Libanais d’assurer une élection présidentielle dans le respect de la Constitution et dans les délais prévus, sans aucune ingérence extérieure ; les moyens également, pour l’ONU et l’UE, de contribuer à assurer au mieux le climat politico-sécuritaire nécessaire à l’élection présidentielle.
Le Liban manquera une chance unique de panser ses blessures s’il ne parvient pas à élire un nouveau président, faute d’accord entre la majorité antisyrienne et l’opposition, a estimé l’un des candidats du 14 Mars, Nassib Lahoud, dans une interview à Alistair Lyon, de l’agence Reuters.
« Le Liban aujourd’hui est libre de l’occupation israélienne et libre de l’hégémonie syrienne. C’est une occasion incroyable d’essayer de rassembler le pays, après de longues années de guerre et de chaos », a ainsi déclaré le chef du Renouveau démocratique (RD). Il a souligné que sa « plus grande crainte est que nous manquions cette occasion, qui pourrait bien ne pas se représenter avant des années », espérant toujours un candidat de consensus avant l’expiration du mandat d’Émile Lahoud le 24...