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Des militaires américains inspectent le radar russe en Azerbaïdjan

Des experts militaires américains ont inspecté hier la station radar de Gabala en Azerbaïdjan, présentée par Moscou comme une alternative au bouclier antimissile américain en Europe, avant une prochaine rencontre avec leurs collègues russes prévue en octobre. « Les discussions étaient très informatives, mais c’est un sujet très complexe et nous devons continuer notre analyse aux États-Unis », a déclaré Patrick O’Reilly, directeur adjoint de l’Agence américaine de défense antimissile (MDA), lors d’une conférence de presse. Les États-Unis veulent installer un radar en République tchèque et 10 missiles intercepteurs en Pologne, un projet qui, selon Washington, vise à répondre à la menace éventuelle de missiles venant de pays comme l’Iran. Mais Moscou y voit une menace directe pour sa sécurité. Le président russe Vladimir Poutine a proposé en juin à son homologue américain George W. Bush de participer à un bouclier antimissile utilisant des installations en Azerbaïdjan plutôt que d’en créer de nouvelles en Europe, afin de sortir de la crise envenimant les relations russo-américaines depuis des mois. Selon le général Alexandre Iakouchine, chef adjoint des forces spatiales russes, les experts russes ont expliqué comment le radar datant de l’époque soviétique pourrait être modernisé pour être utilisé dans le système de défense antimissile américain. « Nous avons montré les perspectives de développement et de modernisation du radar, s’il y a une décision politique de coopérer », a-t-il souligné. « Il n’y a pas eu de négociations ou de consultations formelles. Le résultat de cette visite servira pour les discussions lors de la prochaine rencontre d’experts russes et américains en octobre », a ajouté M. O’Reilly, à la tête d’une délégation de six experts américains. « Le but de notre visite à Gabala était d’en savoir plus sur les capacités de ce radar pour comprendre entièrement la proposition russe », a-t-il ajouté. Avant cette visite, plusieurs responsables américains se sont montrés sceptiques sur l’utilisation de la station azerbaïdjanaise. Henry Obering, chef de l’Agence américaine pour la défense antimissile, a déclaré en août que cette station se trouvait trop près de l’Iran, voisin de l’Azerbaïdjan, pour être efficace. Mais, selon Philippe Coyle, un expert du Centre pour l’information sur la défense, basé à Washington, le Pentagone pourrait examiner des alternatives à la construction d’installations en Europe centrale à cause de la décision du Congrès de réduire son financement et de l’opposition croissante à ce projet en République tchèque.
Des experts militaires américains ont inspecté hier la station radar de Gabala en Azerbaïdjan, présentée par Moscou comme une alternative au bouclier antimissile américain en Europe, avant une prochaine rencontre avec leurs collègues russes prévue en octobre. « Les discussions étaient très informatives, mais c’est un sujet très complexe et nous devons continuer notre analyse aux États-Unis », a déclaré Patrick O’Reilly, directeur adjoint de l’Agence américaine de défense antimissile (MDA), lors d’une conférence de presse.
Les États-Unis veulent installer un radar en République tchèque et 10 missiles intercepteurs en Pologne, un projet qui, selon Washington, vise à répondre à la menace éventuelle de missiles venant de pays comme l’Iran. Mais Moscou y voit une menace directe pour sa sécurité. Le...