Selon le quotidien koweïtien al-Jarida, les services de renseignements turcs auraient donné à l’État hébreu des informations concernant les cibles visées par l’aviation israélienne en Syrie la semaine dernière. Ces informations auraient été livrées avant l’opération israélienne. Al-Jarida s’appuie sur des sources selon lesquelles Israël et les autorités militaires turques ont également coordonné l’entrée des avions israéliens dans l’espace aérien turc. Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, n’aurait pas été mis au courant, selon le quotidien koweïtien.
Le quotidien arabe al-Shark al-Awsat a toutefois indiqué que le chef de l’armée israélienne, Gabi Ashkenazi, a refusé de répondre à un appel téléphonique de son homologue turc qui souhaitait avoir des clarifications sur l’opération israélienne. Samedi dernier, les autorités turques avaient en outre demandé des explications à Israël sur la présence, sur leur territoire, de réservoirs de fuel largués par les avions israéliens.
Ces nouvelles informations interviennent alors que le black-out est toujours de rigueur, côté israélien, sur la nature de l’opération militaire menée contre la Syrie. Un silence qui alimente de nombreuses théories sur l’objectif et la nature de l’opération israélienne. Jeudi, le Washington Post a ainsi relancé la thèse d’une coopération entre la Corée du Nord et la Syrie dans le domaine du nucléaire. Citant des sources anonymes des services de renseignements américains, le quotidien a indiqué que les services secrets israéliens ont transmis à l’Administration américaine des images par satellite d’un site nucléaire construit en Syrie avec l’aide de Pyongyang. Mercredi, le New York Times, se basant sur des informations données par un responsable américain, avait déjà indiqué que l’opération aérienne israélienne avait révélé l’existence possible d’une installation nucléaire en territoire syrien.
Interrogée à ce sujet, la secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, s’est contentée de déclarer jeudi, sur la chaîne d’informations Fox News, que la prolifération des armes de destruction massive était une source d’inquiétude pour les États-Unis et qu’ils travaillaient à empêcher une telle prolifération. L’ancien ambassadeur américain à l’ONU John Bolton s’est toutefois montré plus prolixe, en déclarant que la Corée du Nord pourrait utiliser la Syrie et l’Iran comme des refuges pour ses activités nucléaires. La Corée du Nord a fermé en juillet son complexe nucléaire de Yongbyon, en vertu d’un accord scellé le 13 février au cours des négociations à six (États-Unis, Chine, Russie, Japon et les deux Corées).
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Selon le quotidien koweïtien al-Jarida, les services de renseignements turcs auraient donné à l’État hébreu des informations concernant les cibles visées par l’aviation israélienne en Syrie la semaine dernière. Ces informations auraient été livrées avant l’opération israélienne. Al-Jarida s’appuie sur des sources selon lesquelles Israël et les autorités militaires turques ont également coordonné l’entrée des avions israéliens dans l’espace aérien turc. Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, n’aurait pas été mis au courant, selon le quotidien koweïtien.
Le quotidien arabe al-Shark al-Awsat a toutefois indiqué que le chef de l’armée israélienne, Gabi Ashkenazi, a refusé de répondre à un appel téléphonique de son homologue turc qui souhaitait avoir des clarifications sur...