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Iran Des experts de l’AIEA ont visité le site nucléaire d’Arak

Des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ont inspecté cinq heures durant, hier, le chantier du réacteur controversé d’Arak, l’un des sites nucléaires les plus sensibles d’Iran situé à 200 kilomètres au sud de Téhéran, a indiqué l’agence officielle IRNA. Le réacteur, qui doit être achevé en 2009, est destiné à produire du plutonium, officiellement à des fins de recherches médicales. Mais le plutonium est une des deux filières pour fabriquer l’arme nucléaire avec l’uranium hautement enrichi. Selon des experts, le futur réacteur de 40 mégawatts d’Arak pourrait produire jusqu’à 12,5 kg de plutonium par an, de quoi fabriquer deux à trois bombes nucléaires. Aussi bien l’AIEA que le Conseil de sécurité de l’ONU ont demandé aux Iraniens de « reconsidérer » la construction d’Arak. Il s’agit de la première visite du genre depuis avril des experts de l’agence de sûreté nucléaire des Nations unies. Après deux résolutions de l’ONU lui imposant des sanctions pour son refus de suspendre l’enrichissement de l’uranium, Téhéran avait indiqué qu’il n’y aurait plus de nouvelles inspections à Arak. Mais le principe d’un retour des inspecteurs avait été annoncé le 13 juillet. Une autre équipe d’experts de l’AIEA doit se rendre le 6 août en Iran afin d’évoquer une prochaine visite à l’usine d’enrichissement d’uranium de Natanz (Sud), selon le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Mohammad Ali Hosseini. Sanctions économiques US Les signes de coopération venant d’Iran ne font toutefois pas fléchir les États-unis, toujours décidés à intensifier les pressions économiques contre Téhéran, notamment en multipliant les mesures contre les entreprises et les institutions financières soupçonnées d’y participer. Depuis le début de l’année, au moins quinze entités iraniennes ont été visées par les sanctions américaines. « Nous pensons que ces sanctions peuvent potentiellement faire changer d’avis le gouvernement iranien sur la politique de défi qu’il poursuit actuellement », a affirmé à l’AFP le secrétaire adjoint au Trésor chargé de la lutte contre le terrorisme, Stuart Levey. En conséquence, les entreprises et citoyens américains ne peuvent plus conduire de relations commerciales ou financières avec les entreprises visées et l’Administration américaine souhaite que les autres pays adoptent la même politique. Nombre de sociétés visées sont actives dans les secteurs de l’énergie nucléaire ou de l’industrie, mais les banques sont aussi dans le collimateur. La 5e banque publique iranienne, la Bank Sepah, a ainsi été placée sur la liste noire américaine en janvier, accusée d’avoir financé l’achat auprès d’une société chinoise de matériels pour la fabrication de missiles en 2005. Plusieurs banques japonaises auraient aussi rompu les liens avec une autre banque iranienne, Bank Saderat, qui a été placée sur la liste noire américaine en septembre dernier. Certains experts restent toutefois sceptiques. « Je ne pense pas que si les actifs de quelques responsables iraniens sont gelés ou si les États de Californie ou de New York décident de retirer leurs avoirs d’Iran, le régime va soudainement plier et dire “nous allons changer notre approche vis-à-vis du nucléaire” », souligne Karim Sadjadpour, spécialiste de l’Iran au Carnegie Endowment for International Peace. La semaine dernière, des fonds d’investissements californien et new-yorkais ont exprimé leurs préoccupations sur le fait que huit entreprises étrangères, dont les pétrolières anglo-néerlandaise Shell et française Total, commercent avec l’Iran alors que ces fonds comptent parmi leurs actionnaires. Même aux États-Unis, l’approche musclée de l’Administration républicaine ne va pas sans susciter quelques vagues. La Commission des opérations en Bourse (SEC) a ainsi retiré au début du mois de son site Internet un lien conduisant vers une liste d’entreprises, essentiellement étrangères, commerçant avec l’Iran et quatre autres pays considérés comme « terroristes » par Washington. Elle l’a fait après avoir reçu des plaintes des sociétés ainsi identifiées et dont certaines étaient australiennes, britanniques, allemandes, françaises et japonaises. Décès du chef de l’Assemblée des experts, l’aytollah Ali Meshkini Le président de l’Assemblée des experts, l’aytollah Ali Meshkini, est décédé hier à l’âge de 86 ans à la suite de problèmes respiratoires chroniques et des complications rénales, a annoncé l’agence officielle IRNA. Ali Meshkini avait été réélu fin 2006 par ses pairs à la tête de cet organe qui compte 86 membres, tous des religieux. Les élections avaient cependant donné lieu à une poussée des partisans de son concurrent, l’ex-président Hachémi Rafsandjani. L’Assemblée des experts est notamment chargée de nommer, superviser et éventuellement démettre le guide suprême de l’Iran, actuellement l’ayatollah Ali Khamenei.
Des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ont inspecté cinq heures durant, hier, le chantier du réacteur controversé d’Arak, l’un des sites nucléaires les plus sensibles d’Iran situé à 200 kilomètres au sud de Téhéran, a indiqué l’agence officielle IRNA. Le réacteur, qui doit être achevé en 2009, est destiné à produire du plutonium, officiellement à des fins de recherches médicales. Mais le plutonium est une des deux filières pour fabriquer l’arme nucléaire avec l’uranium hautement enrichi. Selon des experts, le futur réacteur de 40 mégawatts d’Arak pourrait produire jusqu’à 12,5 kg de plutonium par an, de quoi fabriquer deux à trois bombes nucléaires. Aussi bien l’AIEA que le Conseil de sécurité de l’ONU ont demandé aux Iraniens de « reconsidérer » la...