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Actualités - Chronologie

OMC Échec des négociations des quatre Grands à Potsdam

Les négociations sur la libéralisation du commerce entre les quatre grands acteurs de l’OMC : les États-Unis, l’Union européenne, l’Inde et le Brésil, à Potsdam en Allemagne, ont échoué hier faute de rapprochement sur les aides agricoles et l’ouverture des marchés aux produits industriels. « Il était inutile de poursuivre les négociations compte tenu de ce qui est sur la table », a déclaré le ministre brésilien des Affaires étrangères, Celso Amorim, lors d’une conférence de presse en compagnie du ministre indien du Commerce, Kamal Nath. Les délégations brésilienne et indienne ont par conséquent décidé de claquer la porte des négociations, prévues initialement pour durer potentiellement jusqu’à samedi. M. Amorim a précisé que l’agriculture, principale pomme de discorde du cycle de négociations de Doha lancées en 2001 dans la capitale du Qatar, avait été à l’origine de l’échec de la rencontre avec le commissaire européen au Commerce Peter Mandelson et la représentante américaine pour le Commerce Susan Schwab. L’Union européenne ne peut négocier avec ses partenaires de l’OMC « avec trois fois rien en retour », a commenté de son côté le commissaire européen au Commerce Peter Mandelson. « Alors qu’en Europe nous sommes prêts à offrir beaucoup, nous ne pouvons le faire en obtenant trois fois rien en retour », a déclaré le commissaire européen devant la presse. Selon un responsable européen interrogé à Bruxelles par l’AFP, les négociateurs de l’OMC n’ont pas pu trouver de « terrain possible de convergence » en raison d’exigences « allant au-delà des limites » du Brésil et de l’Inde en matière agricole et du refus en retour des pays émergents d’ouvrir suffisamment leurs marchés aux produits industriels. M. Mandelson a précisé qu’il aurait été prêt à mettre sa « dernière carte » sur la table des négociations en matière agricole, mais qu’il y a renoncé en constatant qu’un tel geste n’aurait suscité aucune concession de ses partenaires. Il n’a pas voulu préciser la nature de cette offre avortée. Les offres mises sur la table par les quatre grands acteurs de l’OMC n’auraient de toute façon pas « généré de nouveaux échanges » dans le monde, a fait valoir pour sa part hier la représentante américaine pour le Commerce, Susan Schwab, qui s’est dit « profondément déçue » de l’absence d’avancées. L’échec de Potsdam met sérieusement en péril le cycle de négociations de Doha, alors que le temps est compté : un accord sur les grandes lignes de la négociation est indispensable dans les prochaines semaines si les 150 pays membres veulent tenir leur engagement de boucler les travaux fin 2007. Au-delà, les discussions risquent d’être figées pour longtemps du fait de l’élection présidentielle américaine de 2008. Depuis le début, les négociateurs tentent de résoudre une équation quasi impossible : obtenir des Occidentaux qu’ils ouvrent davantage leurs marchés aux produits agricoles en provenance des pays émergents afin que ceux-ci, en retour, lèvent un peu leurs barrières pour les productions industrielles des pays riches.
Les négociations sur la libéralisation du commerce entre les quatre grands acteurs de l’OMC : les États-Unis, l’Union européenne, l’Inde et le Brésil, à Potsdam en Allemagne, ont échoué hier faute de rapprochement sur les aides agricoles et l’ouverture des marchés aux produits industriels.
« Il était inutile de poursuivre les négociations compte tenu de ce qui est sur la table », a déclaré le ministre brésilien des Affaires étrangères, Celso Amorim, lors d’une conférence de presse en compagnie du ministre indien du Commerce, Kamal Nath.
Les délégations brésilienne et indienne ont par conséquent décidé de claquer la porte des négociations, prévues initialement pour durer potentiellement jusqu’à samedi.
M. Amorim a précisé que l’agriculture, principale pomme de discorde du cycle de...