La Bourse de Beyrouth a reviré vers le bas hier sur des ventes bénéficiaires, dans un marché prudent avant une tentative qualifiée de la dernière chance menée par la Ligue arabe pour relancer des projets de solution à la crise libanaise et éviter au pays de sombrer dans le chaos. Dans l’attente des résultats de cette démarche cruciale, les opérateurs présents dans les salles de marché ont montré des signes de nervosité. Cela d’autant que l’armée libanaise tente vainement depuis quatre semaines de venir à bout de la résistance du groupe armé de Fateh el-Islam retranché dans le camp de Nahr el-Bared au Liban-Nord.
Cela étant, Solidere a dû subir quelques pressions au lendemain de ses gains de la veille, faisant perdre à ses actions A 2,02 % de leur valeur boursière et à ses actions B 1,37 %.
Les groupes bancaires étaient aussi sous pression à l’exception des actions ordinaires de la Byblos Bank qui ont gagné 1,13 % sur des achats à bon compte et les actions préférentielles de la BLOM Bank qui se sont maintenues à 100 $. De ce fait, les certificats GDR de cette dernière banque ont abandonné 1,90 % ainsi que ceux de la Bank Audi (- 0,25 %) et les actions prioritaires de la Byblos Bank (- 3,24 %).
Aux industrielles, les actions du cimentier Holcim ont cédé 3,09 % alors que sur le Junior Market, les parts du Beirut Global Income et du Beirut Preferred Fund se sont maintenues à 99 $ et 100 $ respectivement ainsi que celles du Beirut Golden Income à 104 800 LL.
Par conséquent, l’indice BLOM des valeurs libanaises a perdu 12,33 points ou 1 % à 1 216,85 points dans des échanges un peu plus nourris que la veille, portant sur 444 947 titres d’une valeur de 2 943 550 $, dont 41 846 actions A et B de Solidere d’une valeur de 694 191 $.
Sur le marché des changes, le dollar est resté insensible à ces facteurs politiques dans la crainte d’une intervention de la BDL. Il s’est maintenu, en effet, comme la veille entre 1 513,50 et 1 514 LL dans les opérations interbancaires.
Baisse des Bourses européennes
et volatilité de Wall Street
Les Bourses européennes ont terminé à nouveau en baisse à la suite de l’annonce d’un repli inattendu de l’indice ZEW qui compile les attentes du secteur financier pour l’économie allemande (de 24 points en mai à 20,30 points en juin). Cela d’autant que la publication plus tard d’une baisse de 2,1 % des mises en chantier de logement aux États-Unis en mai a également déçu la communauté financière des deux côtés de l’Atlantique et rendu Wall Street de plus en plus volatile.
L’euro, qui était victime de la baisse de l’indice ZEW en Europe, est parvenu ensuite à mettre à profit le mauvais chiffre de l’immobilier US en gagnant un peu du terrain face au dollar.
Élie KAHWAGI
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