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Actualités - Analyse

Changes et Bourses La Bourse de Beyrouth baisse dans un marché sans élan

Alors que les combats continuent à faire rage autour du camp de Nahr el-Bared, les initiatives diplomatiques étrangères et arabes pour faire sortir le pays de la crise politique qui le frappe ne sont pas parvenues à rassurer la communauté boursière. Les craintes d’une déstabilisation totale de la situation ont donc incité certains opérateurs à la Bourse de Beyrouth à se mettre à l’écart du marché, contrairement à d’autres qui ont procédé à des opérations de toilettage sans envergure de leurs portefeuilles titres. Des hausses et des baisses ont donc alterné dans plus d’un secteur en fonction de ces rares transactions qui ont touché surtout Solidere dont les actions A ont regagné 0,30 % contrairement à ses actions B qui ont abandonné 1,13 %. Même chose dans le compartiment des bancaires avec la baisse de 1,45 % des certificats GDR de la Bank Audi et de 0,53 % des actions prioritaires de la Byblos Bank d’un côté, et de l’autre la hausse de 0,56 % des actions ordinaires de cette dernière banque et la stabilité de ses actions préférentielles à 101,30 $ avec celles de la même catégorie de la Bank of Beirut à 25 $. Aux industrielles, les actions du cimentier Holcim ont perdu 1,01 % de leur valeur boursière, alors que les parts du Beirut Preferred Fund se maintenaient toujours à 100 $ sur le Junior Market. En effet, l’indice BLOM des valeurs libanaises a cédé 3,19 points ou 0,26 % pour terminer à 1 230,24 points, dans des échanges toujours médiocres ne dépassant pas au total 88 279 titres négociés d’une valeur de 1 313 423 $, dont 40 672 actions A et B de Solidere d’une valeur de 673 832 $. Sur le marché des changes, l’offre du dollar s’est nettement contractée hier, incitant la BDL à le vendre au haut de sa fourchette d’intervention, maintenu toujours à 1 514 LL, pour satisfaire les besoins de la demande commerciale en cette monnaie. Le billet vert devait ainsi se négocier jusqu’à la clôture entre 1 513,75 et 1 514,25 LL, dans les opérations interbancaires. Les Bourses étrangères et le dollar soutenus par les ventes de détail US L’annonce d’une hausse de 1,4 % des ventes de détail aux États-Unis en mai a été bien accueillie par les investisseurs des deux côtés de l’Atlantique. Ces chiffres, qui suggèrent que la consommation des ménages se révèle plus élevée qu’attendu au 2e trimestre, ont soutenu les Bourses US et européennes. Cela d’autant que des projets de fusions-acquisitions entre l’américain AIG et le britannique Royal & Sun Alliance et entre Sainsbury et Three Delta relançaient des achats spéculatifs dans les secteurs des assurances et de la distribution. Par ricochet, le dollar a été recherché aussi, maintenant son plus haut face à l’euro depuis fin mars. Élie KAHWAGI
Alors que les combats continuent à faire rage autour du camp de Nahr el-Bared, les initiatives diplomatiques étrangères et arabes pour faire sortir le pays de la crise politique qui le frappe ne sont pas parvenues à rassurer la communauté boursière. Les craintes d’une déstabilisation totale de la situation ont donc incité certains opérateurs à la Bourse de Beyrouth à se mettre à l’écart du marché, contrairement à d’autres qui ont procédé à des opérations de toilettage sans envergure de leurs portefeuilles titres.
Des hausses et des baisses ont donc alterné dans plus d’un secteur en fonction de ces rares transactions qui ont touché surtout Solidere dont les actions A ont regagné 0,30 % contrairement à ses actions B qui ont abandonné 1,13 %.
Même chose dans le compartiment des bancaires avec la baisse de...