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France L’opposition se mobilise pour éviter d’être marginalisée aux législatives

À l’approche du premier tour des élections législatives en France, les opposants au président français Nicolas Sarkozy se mobilisent pour tenter de limiter l’ampleur de la victoire annoncée du parti UMP de droite soutenu par le nouveau président. En meeting hier soir à Nantes avec le chef du Parti socialiste François Hollande, l’ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal a insisté, aux côtés de l’ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius, sur les dangers d’une majorité de droite écrasante à l’Assemblée nationale. Selon un récent sondage IFOP, l’UMP, avec 41 % d’intentions de vote, obtiendrait de 420 à 460 sièges sur les 577 que compte l’Assemblée nationale, tandis que le PS, crédité de 27 % des suffrages, n’en aurait qu’entre 80 et 120 (contre 149 dans l’Assemblée sortante). « L’expérience montre que lorsqu’une majorité est trop massive, elle finit par perdre la mesure, elle finit par commettre des abus », a mis en garde hier l’ancien ministre socialiste Jack Lang. « Laisser les pouvoirs à un libéralisme musclé n’est pas bon pour notre pays », a affirmé de son côté durant le week-end Dominique Strauss-Kahn, qui prône une « refondation » du PS autour d’un projet ouvertement social-démocrate. Ségolène Royal, qui s’est imposée comme une figure de proue incontournable de son parti, a déjà insisté sur le « besoin d’équilibre » au sein des institutions. L’absence de proportionnelle dans le système électoral français amplifie les majorités, réduit souvent à la portion congrue la représentation des grands partis d’opposition et élimine quasiment les petits partis de la représentation nationale. Les centristes regroupés autour de François Bayrou, qui avait obtenu 18,6 % des voix à la présidentielle, n’obtiendraient que 9 % des voix dimanche prochain, ce qui leur permettrait de décrocher au mieux quatre sièges à l’issue du second tour le 17 juin. Symptomatique du découragement de l’électorat de gauche, la mobilisation anti-Sarkozy dans les banlieues défavorisées, où Mme Royal avait réalisé de très bons scores, est retombée, ont indiqué à l’AFP des responsables associatifs. Désormais certaine de sa victoire, la droite se veut rassurante et affirme qu’elle n’exercera pas un pouvoir sans partage. Le ministre de l’Écologie, l’UMP Alain Juppé, a ainsi assuré hier que « les contre-pouvoirs existent, ils sont très nombreux et c’est heureux : les syndicats, les collectivités locales, 21 régions sur 22 (où la gauche est majoritaire), ce n’est pas rien ». À l’extrême droite, le Front national, dont les sondages prédisent un effondrement à 5 ou 6 %, mène toujours campagne sur l’immigration et contre l’Europe. Son leader Jean-Marie Le Pen a ainsi dit craindre qu’avec le nouveau chef de l’État, qu’il a qualifié de « petit télégraphiste de Bruxelles », « l’identité et la souveraineté de la France ne soit encore plus menacées ».
À l’approche du premier tour des élections législatives en France, les opposants au président français Nicolas Sarkozy se mobilisent pour tenter de limiter l’ampleur de la victoire annoncée du parti UMP de droite soutenu par le nouveau président.
En meeting hier soir à Nantes avec le chef du Parti socialiste François Hollande, l’ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal a insisté, aux côtés de l’ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius, sur les dangers d’une majorité de droite écrasante à l’Assemblée nationale. Selon un récent sondage IFOP, l’UMP, avec 41 % d’intentions de vote, obtiendrait de 420 à 460 sièges sur les 577 que compte l’Assemblée nationale, tandis que le PS, crédité de 27 % des suffrages, n’en aurait qu’entre 80 et 120 (contre 149 dans l’Assemblée...