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Cyclisme - Dix-huitième étape du Tour d’Italie La quatrième de Petacchi

Au bout d’un sprint interminable, l’Italien Alessandro Petacchi a enlevé son quatrième succès depuis le départ du Giro, hier, dans la petite cité vénitienne de Riese Pie X, près de Trévise, en conclusion d’une étape-type de transition. Image inhabituelle, le sprint a concerné seulement deux coureurs dans la ligne droite finale. Sur les 300 derniers mètres, Petacchi a résisté à l’Argentin Maximiliano Richeze, qui est resté dans son sillage, sans pouvoir le remonter. Les deux hommes ont devancé de plusieurs longueurs le Danois Matti Breschel et les coureurs de l’équipe Gerolsteiner (T. Fothen, Gatto) qui avaient pris les devants après la chute des deux coureurs de tête (Mondory, Usov) dans l’avant-dernière courbe, à 800 mètres de l’arrivée, sans conséquences graves. Derrière eux, le champion du monde, l’Italien Paolo Bettini, a perdu de précieux instants, sans pouvoir revenir aux premières loges pour disputer le sprint. Vainqueur de cette 18e étape, Petacchi a porté à 23 le nombre de ses succès dans le Giro depuis son coup d’éclat de Lecce, en ouverture du Giro 2003, quand il avait dominé le champion du monde de l’époque, son compatriote Mario Cipollini. Dans ce classement statistique, le Ligurien, qui est âgé de 33 ans, égale Francesco Moser, le vainqueur du Giro 2004, derrière un autre coureur italien, Beppe Saronni (24). Mais il se situe encore loin de Cipollini qui a gagné à 42 reprises dans le Giro entre 1989 et 2003. L’hommage à Zabel Petacchi a contribué à la journée heureuse de l’équipe Milram, comblée par le succès d’Erik Zabel au Tour de Bavière. « Erik est un grand coureur. Personne ne remet en cause ses qualités », a estimé l’Italien en réponse à une question sur les aveux du coureur allemand qui a reconnu la semaine passée s’être dopé en 1996. Le vainqueur du jour est revenu aussi sur ses intentions d’abandonner la course après son succès dans la 11e étape à Pinerolo : « J’ai parlé le soir à Stanga (manager de Milram), à ma femme. J’ai vu aussi mes coéquipiers pendant le repas en face de moi. Cela n’avait pas de sens de les laisser alors que l’équipe a été construite autour de moi. Je me serais senti je-m’en-foutiste de rentrer à la maison. » Cette étape de transition, entièrement plane dans l’arrière-pays vénitien, a laissé inchangée la hiérarchie du Giro. Avec, en tête de liste, l’Italien Danilo Di Luca qui a perdu toutefois pour la première fois depuis le départ de Sardaigne un coéquipier en la personne du Britannique Charles Wegelius (fiévreux). Di Luca a subi mercredi soir (comme Simoni, Ricco et Mazzoleni) un contrôle antidopage surprise de la part du comité olympique italien. « Mais je ne me sens pas visé, je n’ai rien à cacher », a déclaré le maillot rose interrogé à ce sujet. Aujourd’hui, la 19e étape relie Trévise à Terme di Comano sur un parcours de moyenne montagne de 179 kilomètres.
Au bout d’un sprint interminable, l’Italien Alessandro Petacchi a enlevé son quatrième succès depuis le départ du Giro, hier, dans la petite cité vénitienne de Riese Pie X, près de Trévise, en conclusion d’une étape-type de transition.
Image inhabituelle, le sprint a concerné seulement deux coureurs dans la ligne droite finale. Sur les 300 derniers mètres, Petacchi a résisté à l’Argentin Maximiliano Richeze, qui est resté dans son sillage, sans pouvoir le remonter.
Les deux hommes ont devancé de plusieurs longueurs le Danois Matti Breschel et les coureurs de l’équipe Gerolsteiner (T. Fothen, Gatto) qui avaient pris les devants après la chute des deux coureurs de tête (Mondory, Usov) dans l’avant-dernière courbe, à 800 mètres de l’arrivée, sans conséquences graves.
Derrière eux, le champion du...