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La France reste ferme vis-à-vis de la Syrie

Malgré l’arrivée au pouvoir du nouveau président Nicolas Sarkozy en France, Paris campe sur ses positions de fermeté vis-à-vis de la Syrie, où Bachar el-Assad vient d’être reconduit à la tête du pays, et refuse de reprendre les contacts de haut niveau avec Damas. Deux ans après la suspension de ces contacts par le président Jacques Chirac à la suite de l’assassinat de son ami personnel Rafic Hariri, le statu quo semble devoir perdurer au moins pour un temps dans les relations franco-syriennes qui restent étroitement liées à la situation libanaise. Lors d’un déplacement la semaine dernière à Beyrouth, le nouveau chef de la diplomatie française Bernard Kouchner avait réaffirmé la position de Paris. « Nous sommes disposés à parler avec toutes les personnalités et les représentants de groupes qui sont en faveur de l’unité du Liban, de son autonomie, de son intégrité territoriale et de la démocratie qui s’y installe. Cela veut dire très clairement que nous n’avons pas parlé avec les dirigeants syriens », avait-il affirmé. « Nous avons toujours dit que nous étions prêts à dialoguer avec la Syrie (...) dès lors que le pays manifestait la volonté de respecter les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité », a souligné mardi un porte-parole du Quai d’Orsay, Denis Simonneau, en citant plusieurs résolutions relatives au Liban et à sa souveraineté. Comme ce n’est pas le cas, « nous n’avons pas changé de position sur ce sujet », a-t-il ajouté. Pour Barah Mikaïl, de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), une évolution dans les relations franco-syriennes n’est guère envisageable avant l’élection du président libanais le 25 septembre. « Tant qu’on ne sera pas arrivé à cette échéance, c’est plutôt le statu quo qui va prévaloir », estime-t-il. Et selon une source diplomatique à Paris, les conditions d’une amélioration sont encore loin d’être réunies : il n’y aura « pas de contact ministériel tant que la Syrie ne fera pas les gestes attendus dans l’enquête sur la mort de Hariri, tant qu’elle ne coopère pas avec la commission d’enquête et tant que les ingérences au Liban ne s’arrêteront pas ». Un député du Hezbollah au Quai d’Orsay D’autre part, le Quai d’Orsay a indiqué hier qu’il était disposé à recevoir « à un niveau administratif » un élu du Hezbollah, dans le cadre des contacts que la France entretient avec les personnalités de l’échiquier politique libanais. « Nous avons été saisis d’une demande de contact avec le ministère présentée par un parlementaire », a affirmé Denis Simonneau en réponse à la question d’un journaliste, précisant qu’il s’agissait d’un « élu du Hezbollah » et que le ministère a fait savoir dans sa réponse qu’il était disposé à rencontrer cet élu « au niveau d’un responsable administratif ». Selon une source diplomatique, il s’agit du député Hassan Hobballah, et ce n’est pas la première fois que des élus du parti de Dieu sont reçus au Quai d’Orsay. « Nous nous situons dans la perspective d’un renforcement de la stabilité du Liban, et de la restauration de son indépendance, de son intégrité et de sa souveraineté. Dans ce contexte, tous les contacts qui peuvent contribuer à ces objectifs nous semblent utiles », a encore dit le porte-parole français.
Malgré l’arrivée au pouvoir du nouveau président Nicolas Sarkozy en France, Paris campe sur ses positions de fermeté vis-à-vis de la Syrie, où Bachar el-Assad vient d’être reconduit à la tête du pays, et refuse de reprendre les contacts de haut niveau avec Damas.
Deux ans après la suspension de ces contacts par le président Jacques Chirac à la suite de l’assassinat de son ami personnel Rafic Hariri, le statu quo semble devoir perdurer au moins pour un temps dans les relations franco-syriennes qui restent étroitement liées à la situation libanaise.
Lors d’un déplacement la semaine dernière à Beyrouth, le nouveau chef de la diplomatie française Bernard Kouchner avait réaffirmé la position de Paris. « Nous sommes disposés à parler avec toutes les personnalités et les représentants de groupes qui sont en...