Erdogan promet de soutenir
une incursion militaire turque
en Irak après l’attentat d’Ankara
le 25 mai 2007 à 00h00
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan s’est engagé à appuyer une incursion militaire turque en Irak pour sévir contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) après un attentat meurtrier à Ankara, imputé par les autorités au mouvement séparatiste kurde interdit. M. Erdogan a insisté cependant sur le travail d’un mécanisme de coopération trilatérale mis en place entre la Turquie, les États-Unis, et l’Irak, tout en admettant qu’il n’avait pas donné les résultats escomptés.
Il s’exprimait mercredi soir sur une chaîne de télévision privée, quelques heures après que les autorités ont pointé du doigt l’organisation pour son implication présumée dans l’attentat à la bombe qui a tué sept personnes, dont son auteur, mardi soir à Ankara. Le PKK, considéré comme terroriste par Ankara, l’Union européenne et Washington, a démenti avoir un rôle dans l’attaque.
Mettant la pression sur Bagdad, le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères Levent Bilman a par ailleurs appelé les autorités irakiennes à agir d’urgence contre le PKK sur leur territoire. « Nous attendons des mesures urgentes et déterminées », a-t-il dit peu après l’explosion d’une mine, posée vraisemblablement par le PKK, dans une zone proche de la frontière avec l’Irak, dans le sud-est, théâtre des combats. L’attaque a coûté la vie à six soldats et blessé dix autres.
Ankara maintient que les Kurdes irakiens, à la tête d’une administration autonome dans le nord de l’Irak, tolèrent, voire soutiennent, des milliers de rebelles du PKK ayant trouvé refuge dans leur région. Les rebelles se fourniraient en armes et en explosifs en Irak en vue d’attaques visant des cibles turques de l’autre côté de la frontière.
En avril, le chef d’état-major turc, le général Yasar Büyükanit, avait déjà appelé à une intervention militaire dans le nord de l’Irak pour écraser la guérilla du PKK. Washington a exhorté Ankara à ne pas lancer d’opération transfrontalière unilatérale, estimant qu’une telle action pourrait déstabiliser le nord de l’Irak et aggraver les tensions entre la Turquie et les Kurdes irakiens. La Turquie a lancé plusieurs opérations d’envergure contre le PKK en Irak dans les années 1990, mais sans y déloger l’ensemble des rebelles.
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan s’est engagé à appuyer une incursion militaire turque en Irak pour sévir contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) après un attentat meurtrier à Ankara, imputé par les autorités au mouvement séparatiste kurde interdit. M. Erdogan a insisté cependant sur le travail d’un mécanisme de coopération trilatérale mis en place entre la Turquie, les États-Unis, et l’Irak, tout en admettant qu’il n’avait pas donné les résultats escomptés.
Il s’exprimait mercredi soir sur une chaîne de télévision privée, quelques heures après que les autorités ont pointé du doigt l’organisation pour son implication présumée dans l’attentat à la bombe qui a tué sept personnes, dont son auteur, mardi soir à Ankara. Le PKK, considéré comme terroriste par Ankara,...
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