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Échos de Cannes Il était une fois « The Duke »

En ce mois de mai, plus précisément le 26, le plus célèbre cow-boy muni de la non moins célèbre Winchester aurait eu 100 ans. Un anniversaire qui se fête en grandes pompes et quoi de mieux que le Festival européen le plus glamour pour lui rendre hommage ? C’est donc à cette date, qui tombe un samedi, que Cannes Classics (section festivalière où sont projetés chefs-d’œuvre restaurés et autres perles visibles), fêtera John Wayne, l’acteur et le producteur, surnommé Big Duke (en comparaison avec son chien fidèle baptisé Little Duke) Il s’appelait Marion Michael Morrison. Issu de parents pharmaciens, il poursuit des études en Californie du Sud puis devient accessoiriste à la Fox. Il est alors remarqué par John Ford puis par Raoul Walsh qui fait de lui, en 1930, la vedette de La piste des géants. Winfield Sheehan, le chef de production de la Fox, lui choisit alors le pseudonyme de John Wayne. Un géant est né. C’est en 1939 qu’il retrouve à nouveau John Ford pour La chevauchée fantastique, l’un des plus grands westerns de l’histoire du cinéma. Chemise rouge pâle, foulard autour du cou, chapeau couleur sable, cet homme à la formidable stature et à la démarche débonnaire, muni de sa fameuse carabine, devient alors une vedette de premier plan. Dès lors, il s’impose non seulement comme l’acteur préféré du public, mais aussi des réalisateurs. De Nicholas Ray à Josef von Stenberg et de John Huston à Howard Hawks (Rio Bravo), sans oublier John Ford dont il sera l’acteur fétiche et qui lui donnera l’image de L’homme tranquille, autant de films qui feront les riches heures du western. En 1960, John Wayne, qui avait fondé huit ans plus tôt sa propre société de production, « Batjac », tourne Alamo, y investissant toute sa fortune personnelle. Un film qui illustre la résistance acharnée d’une poignée d’hommes contre les Mexicains. À partir de 1964, c’est contre un ennemi d’une autre nature que Wayne va devoir se battre. Il mènera un combat courageux contre ce qu’il appelait The Big C et finira par le perdre. Mais son courage demeurera héroïque et mémorable car, malgré la maladie, il continuera de tourner et obtiendra un Oscar, le seul de sa carrière, pour 100 dollars pour un shérif. Il meurt en 1979, trois ans après avoir terminé son dernier film, Le dernier des géants, qui relate l’histoire d’un héros qui se bat contre la maladie. Dérision de la vie. Rigoriste, justicier et bougon à plaisir, John Wayne incarnait l’Amérique profonde et traditionnelle. Héros intemporel enraciné dans le vieil Ouest, à la voix autoritaire (brisée plus tard par la quantité de tabac consommée), il demeurera à jamais dans l’esprit collectif du cinéma le plus intransigeant et le plus pudique des acteurs. C’est pourquoi la sexagénaire Cannes lui rend hommage.

En ce mois de mai, plus précisément le 26, le plus célèbre cow-boy muni de la non moins célèbre Winchester aurait eu 100 ans.
Un anniversaire qui se fête en grandes pompes et quoi de mieux que le Festival européen le plus glamour pour lui rendre hommage ?
C’est donc à cette date, qui tombe un samedi, que Cannes Classics (section festivalière où sont projetés chefs-d’œuvre restaurés et autres perles visibles), fêtera John Wayne, l’acteur et le producteur, surnommé Big Duke (en comparaison avec son chien fidèle baptisé Little Duke)
Il s’appelait Marion Michael Morrison. Issu de parents pharmaciens, il poursuit des études en Californie du Sud puis devient accessoiriste à la Fox. Il est alors remarqué par John Ford puis par Raoul Walsh qui fait de lui, en 1930, la vedette de La piste des géants. Winfield...