Rechercher
Rechercher

Actualités

Pakistan Violences politiques à Karachi : au moins 38 morts en 48 heures

Le gouvernement d’Islamabad a envoyé hier des troupes supplémentaires pour rétablir l’ordre à Karachi, la plus grande ville du Pakistan, où les violences politiques qui ont éclaté samedi se poursuivaient avec un bilan d’au moins 38 morts en 48 heures. Partisans et adversaires du président pakistanais Pervez Musharraf continuaient hier à s’affronter dans la métropole du sud du Pakistan, transformée en champ de bataille. Des manifestants ont bloqué le principal axe routier de Karachi avant d’être repoussés au gaz lacrymogène, selon la police et des témoins. Des tirs intenses d’armes à feu ont été entendus dans le quartier pauvre de Banaras Chowk, où quatre policiers ont été battus par des manifestants. « La situation est très tendue », a déclaré le chef de la police de Karachi, Azhar Farooqi. Samedi, des affrontements armés ont opposé les partisans du général Musharraf et ceux du juge Iftikhar Mohammad Chaudhry, limogé le 9 mars de son poste de président de la Cour suprême pour « inconduite et abus d’autorité ». Venu prendre la parole devant ses partisans, le juge a été bloqué toute la journée de samedi à l’aéroport de Karachi par des manifestants favorables au général Musharraf. Il a dû repartir pour Islamabad. Pendant ce temps, des groupes d’hommes armés de fusils d’assaut Kalachnikov et de pistolets parcouraient Karachi, brûlant des dizaines de véhicules et affrontant les partisans du juge Chaudhry. Hier, des foules en colère ont incendié des boutiques. Les forces de l’ordre ont procédé à environ 50 arrestations, selon le chef de la police. Le ministre pakistanais de l’Intérieur, Aftab Sherpao, a annoncé que le gouvernement avait dépêché des renforts. Selon des responsables, quelque 18 000 paramilitaires et policiers sont sur le terrain. Les paramilitaires ont été autorisés à tirer à vue sur les émeutiers, a précisé leur chef, le général Javed Zia. Malgré les troubles, le général Musharraf a exclu de décréter l’état d’urgence à Karachi lors d’un rassemblement à Islamabad auquel des dizaines de milliers de personnes ont assisté, selon la police. Le général Musharraf a accusé le juge Chaudhry et ses partisans d’être responsables des violences de Karachi, estimant qu’ils avaient politisé la mise à l’écart du juge et fait croître les tensions. L’ONG Human Rights Watch, pour sa part, a accusé le pouvoir d’avoir « délibérément cherché à fomenter les violences à Karachi », déclarant que la police s’était comportée en « spectateur silencieux ».
Le gouvernement d’Islamabad a envoyé hier des troupes supplémentaires pour rétablir l’ordre à Karachi, la plus grande ville du Pakistan, où les violences politiques qui ont éclaté samedi se poursuivaient avec un bilan d’au moins 38 morts en 48 heures.
Partisans et adversaires du président pakistanais Pervez Musharraf continuaient hier à s’affronter dans la métropole du sud du Pakistan, transformée en champ de bataille. Des manifestants ont bloqué le principal axe routier de Karachi avant d’être repoussés au gaz lacrymogène, selon la police et des témoins. Des tirs intenses d’armes à feu ont été entendus dans le quartier pauvre de Banaras Chowk, où quatre policiers ont été battus par des manifestants.
« La situation est très tendue », a déclaré le chef de la police de Karachi, Azhar Farooqi....