Le back-to-back : chez la plupart des joueurs de NBA, ces quelques mots suffisent à évoquer une épreuve délicate en même temps qu’un passage obligé.
Alors que débutent les playoffs, chaque franchise a été soumise à cet exercice au moins une quinzaine de fois pendant la saison régulière. Il consiste à disputer deux matches en 24 heures, dont au moins un souvent à l’extérieur.
Les organismes sont alors soumis à rude épreuve. Même les plus solides laissent des plumes dans ce genre de périple, à l’image des Pistons de Detroit, déjà battus à 11 reprises pendant un back-to-back. Idem pour Phoenix qui, lors d’un cas de figure identique, a subi une défaite humiliante à Denver en encaissant plus de 130 points.
« Cette semaine-là, avec trois matches en quatre jours, avait été terrible. On sortait en plus d’une double prolongation disputée contre Dallas et nous étions tout simplement fatigués », se souvient Boris Diaw, le Français des Suns.
Le principe même du back-to-back est terrible et des équipes vieillissantes telles que les Spurs de Tony Parker (cinq défaites) doivent particulièrement soigner la récupération. Le match à peine terminé, les joueurs ont encore à se soumettre à de multiples obligations avant de prendre un vol de nuit.
Parfois, ils encaissent dans la foulée un décalage horaire avant d’atterrir dans une nouvelle ville, à quelques heures du coup d’envoi suivant.
Dans ce cas, la configuration du calendrier a son importance et il vaut mieux éviter des salles réputées hostiles telles que Detroit ou Dallas, mais les ressources mentales sont aussi essentielles.
Le talent, ça aide
« Ces matches-là, on les joue avec la peur du coup de fatigue et de la blessure », confirme Tony Parker.
« Du coup, tu as moins de certitudes sur ton jeu et tout retard au score devient difficile à reprendre. »
La chance ou le talent peuvent également s’en mêler.
Avec des délais aussi courts, les habitudes de vie d’une équipe (reconnaissance de la salle, shooting, échauffement...) sont chamboulées. Le moindre grain de sable peut donc avoir des conséquences désastreuses.
Le meilleur exemple a été fourni cette saison par les Lakers qui, tout juste battus à Denver, jouaient quelques heures plus tard contre Portland, en Californie.
Le retour à la maison s’est effectué à six heures du matin, l’avion de Los Angeles ayant subi une panne. Après quatre heures d’attente et une poignée d’heures de sommeil pour les « angelinos », les Blazers sont quand même passés à la trappe au Staples Center, mais seulement après une prolongation épuisante pour les hommes de Phil Jackson.
C’est ce jour-là qu’un certain Kobe Bryant est allé au bout de ses forces en empilant 65 points.
Le talent permet de mieux résister aux épreuves du temps.
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Alors que débutent les playoffs, chaque franchise a été soumise à cet exercice au moins une quinzaine de fois pendant la saison régulière. Il consiste à disputer deux matches en 24 heures, dont au moins un souvent à l’extérieur.
Les organismes sont alors soumis à rude épreuve. Même les plus solides laissent des plumes dans ce genre de périple, à l’image des Pistons de Detroit, déjà battus à 11 reprises pendant un back-to-back. Idem pour Phoenix qui, lors d’un cas de figure identique, a subi une défaite humiliante à Denver en encaissant plus de 130 points.
« Cette semaine-là, avec trois matches en quatre jours, avait été terrible. On sortait en plus...