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« Vous m’avez poussé à faire cela », écrit Cho Seung-hui

Étudiant, sud-coréen, solitaire, déterminé et méthodique... le portrait du jeune homme qui a massacré une trentaine de personnes lundi à l’université américaine de Virginia Tech (Virginie, Est) commence tout juste à prendre forme. Il s’appelait Cho Seung-hui (photo), avait 23 ans et terminait une licence d’anglais. La photo qui s’affiche sur tous les écrans de télévision américains montre le visage fermé d’un jeune homme aux cheveux courts, portant de fines lunettes. « Vous m’avez poussé à faire cela », affirme-t-il dans une longue lettre retrouvée dans sa chambre universitaire, dans laquelle il critique « les gosses de riches », « les charlatans » et « la débauche » pour expliquer son geste, selon la chaîne de télévision ABC, qui cite des sources policières. Arrivé aux États-Unis à l’âge de huit ans, installé avec un statut de résident, il logeait sur le campus. Sa famille vit à Centreville (Virginie), à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Washington. Son corps a été retrouvé dans l’une des salles de classe qu’il a transformées en scènes de carnage dans le Norris Hall. Il a fallu du temps pour l’identifier : il n’avait pas de papiers sur lui et, selon la presse, son suicide avait rendu son visage difficilement reconnaissable. Mais son nom ne suffit pas à répondre à toutes les questions que se posent les dizaines d’enquêteurs mobilisés sur cette affaire. « C’était un solitaire et nous avons beaucoup de mal à trouver des informations sur lui », a expliqué un porte-parole de l’université, Larry Hincker. Des enquêteurs ont cependant expliqué au quotidien Chicago Tribune qu’il avait fait preuve d’un « comportement violent et erratique ». Il avait notamment suivi des femmes et même mis le feu à une chambre dans l’une des résidence universitaires du campus. Une camarade de classe a écrit dans le journal de l’université que Cho Seung-hui ne parlait pas et écrivait des pièces de théâtre « morbides ». Plusieurs experts ont expliqué à l’AFP que les auteurs de ce type d’attaques étaient souvent des solitaires incapables de faire face à une perte ou un échec, mais qu’il était impossible de savoir ce qui les poussait à l’acte.
Étudiant, sud-coréen, solitaire, déterminé et méthodique... le portrait du jeune homme qui a massacré une trentaine de personnes lundi à l’université américaine de Virginia Tech (Virginie, Est) commence tout juste à prendre forme. Il s’appelait Cho Seung-hui (photo), avait 23 ans et terminait une licence d’anglais. La photo qui s’affiche sur tous les écrans de télévision américains montre le visage fermé d’un jeune homme aux cheveux courts, portant de fines lunettes. « Vous m’avez poussé à faire cela », affirme-t-il dans une longue lettre retrouvée dans sa chambre universitaire, dans laquelle il critique « les gosses de riches », « les charlatans » et « la débauche » pour expliquer son geste, selon la chaîne de télévision ABC, qui cite des sources policières.
Arrivé aux États-Unis à l’âge...