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Actualités - Chronologie

Nabil Nicolas (bloc aouniste) critique sévèrement le communiqué des évêques maronites

Le communiqué des évêques maronites publié mercredi dernier a suscité une série de réactions dans les milieux de la majorité et de l’opposition. Interrogé par l’agence locale al-Markaziya, le député Farid el-Khazen, membre du Bloc parlementaire aouniste du changement et de la réforme, a estimé que ce communiqué s’inscrit dans le cadre de la ligne suivie par Bkerké « qui met en garde de temps à autre contre les dangers qui menacent le Liban ». Il reflète aussi, selon lui, le souci du patriarcat maronite de voir les institutions constitutionnelles fonctionner normalement dans un cadre démocratique, de même que ce communiqué s’inscrit dans le prolongement des constantes publiées récemment par l’Église maronite. « Le communiqué, a souligné M. el-Khazen, est un tout indivisible. Nous ne pouvons pas en prendre ce qui nous plaît et rejeter ce qui ne nous plaît pas. Les crises sont liées entre elles et le moyen le plus naturel pour les résoudre consiste à s’entendre sur les formules relatives au tribunal international et au gouvernement », a déclaré Farid el-Khazen. Le parlementaire a mis l’accent sur la nécessité d’une « lecture minutieuse » du communiqué des évêques, mettant en garde contre toute sélectivité, avant d’exprimer son appui à tous les points soulevés par les évêques. Membre du même bloc parlementaire, M. Nabil Nicolas a été plus sévère à l’égard du communiqué, critiquant « une langue de bois qui ne favorise pas un règlement, mais complique davantage les choses ». Selon lui, le texte dit une chose et son contraire. « Dans le paragraphe relatif à la présidentielle, nous avons constaté un appel à la violation de la Constitution, abstraction faite du débat autour du quorum pour l’élection du chef de l’État. Le patriarcat a de tout temps appelé à l’adoption du caza comme circonscription électorale, mais il a aujourd’hui renoncé à cette option », a-t-il poursuivi, avant de réclamer une explication de la position de Bkerké « pour que tout soit clair ». M. Nicolas a reproché au patriarcat maronite de n’avoir pas réagi lorsque les responsables étrangers qui ont récemment visité le Liban ne se sont pas rendus à Bkerké et à Baabda. « De ce fait, on accepte sans objection que les chrétiens soient marginalisés. Je me demande aussi pourquoi ces responsables ne se sont pas recueillis sur les tombes des martyrs chrétiens, comme Gebran Tuéni et Pierre Gemayel, avec tout le respect que je dois au martyr Rafic Hariri », a encore déclaré le député aouniste. Député des Forces libanaises, M. Antoine Zahra a estimé que Bkerké ne peut agir qu’en faveur de l’intérêt des Libanais, précisant que le communiqué de mercredi ressemble aux appels annuels du patriarcat maronite « parce qu’il porte sur les questions fondamentales qui se posent à l’échelle nationale et met l’accent sur les lacunes aux niveaux politique et constitutionnel, tout en soulignant les moyens qui doivent être adoptés pour parvenir à des solutions ». De son côté, après avoir exprimé son appui au communiqué des évêques, M. Atef Majdalani, membre du Bloc parlementaire du futur, a de nouveau lancé un appel au dialogue politique sur les grandes options nationales. Selon lui, si les forces du 14 Mars appuient le communiqué de Bkerké, « c’est parce qu’elles croient en l’ouverture et la liberté du Liban et qu’elles refusent un blocage de la démocratie ». Le même appel au dialogue a été lancé par M. Antoine Andraos, membre du bloc de la Rencontre démocratique.
Le communiqué des évêques maronites publié mercredi dernier a suscité une série de réactions dans les milieux de la majorité et de l’opposition.
Interrogé par l’agence locale al-Markaziya, le député Farid el-Khazen, membre du Bloc parlementaire aouniste du changement et de la réforme, a estimé que ce communiqué s’inscrit dans le cadre de la ligne suivie par Bkerké « qui met en garde de temps à autre contre les dangers qui menacent le Liban ». Il reflète aussi, selon lui, le souci du patriarcat maronite de voir les institutions constitutionnelles fonctionner normalement dans un cadre démocratique, de même que ce communiqué s’inscrit dans le prolongement des constantes publiées récemment par l’Église maronite. « Le communiqué, a souligné M. el-Khazen, est un tout indivisible. Nous ne pouvons pas en...