Meneur de jeu doté d’une technique fine, d’une vue d’ensemble et d’un sens du but hors du commun, Tomas Rosicky prend définitivement à 26 ans la baguette de chef d’orchestre tchèque, en succession à Pavel Nedved, et veut tout faire pour emmener les siens à l’Euro 2008.
« Ce sera l’une des principales rencontres du groupe », souligne-t-il en marge du rassemblement de l’équipe nationale avant la confrontation cruciale avec l’Allemagne, demain à Prague, pour le compte du groupe D des qualifications.
« Il s’agira d’un match super. Du genre que j’adore », résume ce joueur de stature peu imposante (1,78 m, 66 kg) à une foule de journalistes avides de chacun de ses mots. Le capitaine et numéro 10 de la sélection a la réputation d’un homme peu bavard.
Le futur prodige a vu le monde le 4 octobre 1980, au sein d’une famille très footballistique : son père et son oncle ont porté le maillot du Sparta Prague, tout comme son frère aîné, Jiri. Ce dernier a aussi joué pour l’Atletico Madrid.
Premier mot « Gol »
Rien d’étonnant donc, à ce que le premier mot prononcé par le petit Tomas soit « Gol » (qui signifie but en tchèque), à en croire l’une des biographies consacrées à ce meneur de jeu qui a été meilleur joueur tchèque en 2001, 2002 et 2006.
Après des débuts dans le modeste club de Kompresory, il opte à 7 ans pour Letna, le siège du Sparta. Dès 15 ans, il signe un contrat avec l’agent Pavel Paska. « On ne pouvait pas ne pas le remarquer sur le terrain, avec ses shorts trop longs qui flottaient sur ses jambes minces », se souvient ce dernier.
Promu en équipe première du Sparta en 1998/99, Rosicky s’épanouit rapidement en championnat tout comme en Ligue des champions, sous la conduite d’un certain... Ivan Hasek.
À 20 ans, il part pour le Borussia Dortmund pour devenir l’homme le plus cher de la Bundesliga. L’an dernier, après des mois de spéculations où le Real Madrid, Barcelone, Chelsea et Porto manifestent leur intérêt, il rejoint finalement Arsenal.
« J’ai toujours voulu évoluer dans la même équipe que Thierry Henry. Mon vœu est aujourd’hui exaucé », confie cet auteur de passes clairvoyantes qui s’entend bien avec le Français à la pointe des Gunners.
Avec l’équipe nationale tchèque (62 sélections et 17 buts), il participe à l’Euro 2000 et 2004 (demi-finale) ainsi qu’au Mondial 2006 en Allemagne.
« Rosa », « Rossi », « Rossini », « Petit Mozart »
Passionné de musique, de jeux d’ordinateur et de hockey sur glace, Rosicky a conquis le cœur du mannequin vedette Radka Kocurova qui présente la météo à la télévision tchèque.
Parmi les internationaux tchèques, c’est probablement lui qui réunit le plus de surnoms, souvent tirés de son nom : « Rosa » (la rosée en tchèque), « Rossi », « Rossini » ou bien Miminko (« bébé ») à cause de son visage enfantin, ou « Petit Mozart » pour son art du jeu.
Mais il y a un surnom qu’il déteste : « Schnitzel » (« escalope ») datant de l’époque de ses débuts à Dortmund quand certains supporteurs voulaient l’inciter à manger plus de viande pour qu’il se remplume.
Le joueur sait aussi jouer la provocation : interrogé à propos de la vedette de la Nationalmannschaft, Michael Ballack, il répond : « Je ne sais pas vraiment s’il est en forme ou non. Je ne regarde pas les matches de Chelsea, ils sont trop ennuyeux... »
Quant au match contre l’Allemagne, Rosicky n’hésite pas : « Prestigieux ? Spécial ? Non, ce sera tout simplement une bagarre entre deux grandes équipes. »
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Meneur de jeu doté d’une technique fine, d’une vue d’ensemble et d’un sens du but hors du commun, Tomas Rosicky prend définitivement à 26 ans la baguette de chef d’orchestre tchèque, en succession à Pavel Nedved, et veut tout faire pour emmener les siens à l’Euro 2008.
« Ce sera l’une des principales rencontres du groupe », souligne-t-il en marge du rassemblement de l’équipe nationale avant la confrontation cruciale avec l’Allemagne, demain à Prague, pour le compte du groupe D des qualifications.
« Il s’agira d’un match super. Du genre que j’adore », résume ce joueur de stature peu imposante (1,78 m, 66 kg) à une foule de journalistes avides de chacun de ses mots. Le capitaine et numéro 10 de la sélection a la réputation d’un homme peu bavard.
Le futur prodige a vu le monde le 4 octobre 1980,...