Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Nucléaire Les Six renvoient les discussions sur l’Iran devant leurs ambassadeurs à l’ONU

Les six pays en charge du dossier nucléaire iranien ont décidé de confier à leurs représentants aux Nations unies la suite des discussions sur le dossier nucléaire iranien, a annoncé ce week-end le département d’État. « Les discussions vont maintenant se passer à New York où nos représentants permanents aux Nations unies vont se mettre à travailler sur ce problème », a déclaré un porte-parole du département d’État, Kurtis Cooper, dans un communiqué. Une nouvelle conférence téléphonique s’était tenue samedi entre les directeurs politiques des ministères des Affaires étrangères des Six (États-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne, Allemagne) pour trouver un consensus sur le texte d’une nouvelle résolution sanctionnant l’Iran qui refuse de renoncer aux aspects controversés de son programme d’enrichissement de l’uranium. Des responsables américains ont expliqué qu’il ne restait que quelques points d’achoppement et émis l’espoir que les ambassadeurs des Six à l’ONU puissent commencer dès cette semaine à travailler sur un projet de résolution du Conseil de sécurité. Sur le plan européen, les ministres des Affaires étrangères de l’UE devraient soutenir aujourd’hui les efforts d’élaboration d’une nouvelle résolution des Nations unies contre le programme nucléaire de l’Iran. « Pour l’Iran, la question qui se pose est de savoir comment mettre en place un processus parallèle, d’une part les négociations et d’autre part les discussions au Conseil de sécurité de l’ONU pour envisager de nouvelles sanctions », a indiqué un diplomate européen. Aujourd’hui, les 27 devraient « engager la communauté internationale à soutenir ce processus avec toute la fermeté nécessaire », selon un projet de déclaration qui pourra être modifié. Mais « ce n’est pas l’UE qui va décider ces sanctions lundi. C’est à l’ONU de tirer les conséquences » de la position iranienne, a noté le diplomate européen. Par ailleurs, un haut responsable américain devait s’entretenir à Jérusalem avec le Premier ministre Ehud Olmert sur les moyens de renforcer les sanctions contre l’Iran, a annoncé la radio publique. Le sous-secrétaire d’État au Trésor américain chargé du terrorisme et des renseignements financiers, Stuart Levey, doit rencontrer également la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, le chef du Mossad Meïr Dagan, des responsables de la Banque d’Israël, du Conseil de sécurité nationale et de la Commission de l’énergie atomique. Parmi les propositions qui seront discutées figurent un éventuel boycott des banques et entreprises étrangères impliquées dans le programme nucléaire iranien, une interdiction des vols en direction de l’Iran ou à partir de ce pays, le gel des échanges de sportifs et d’étudiants, ainsi qu’un gel de la vente de matériels utilisés dans l’industrie pétrolière iranienne, a ajouté la radio. Enfin, la Turquie n’acceptera pas qu’on utilise son territoire pour une éventuelle attaque qui viserait un pays voisin, a déclaré samedi au Caire le ministre turc des Affaires étrangères, Abdullah Gül. Ce dernier répondait à une question sur de possibles actions américaines visant l’Iran à partir de la Turquie.
Les six pays en charge du dossier nucléaire iranien ont décidé de confier à leurs représentants aux Nations unies la suite des discussions sur le dossier nucléaire iranien, a annoncé ce week-end le département d’État. « Les discussions vont maintenant se passer à New York où nos représentants permanents aux Nations unies vont se mettre à travailler sur ce problème », a déclaré un porte-parole du département d’État, Kurtis Cooper, dans un communiqué. Une nouvelle conférence téléphonique s’était tenue samedi entre les directeurs politiques des ministères des Affaires étrangères des Six (États-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne, Allemagne) pour trouver un consensus sur le texte d’une nouvelle résolution sanctionnant l’Iran qui refuse de renoncer aux aspects controversés de son programme...