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Actualités - Opinion

Souvenez-vous, mon général... Émile SFEIR

Souvenez-vous, mon général, que vous aviez formé en 1988 un gouvernement de 6 officiers : 3 chrétiens et 3 musulmans, et que ces derniers ont renoncé dès leur nomination. Pourtant, vous êtes resté en place et vous avez gouverné sans aucun souci de vouloir former un gouvernement d’union nationale, comme vous l’exigez maintenant. Souvenez-vous, mon général, qu’en 1988 et du perron du palais de Baabda, vous déclariez que vous étiez en train d’enfoncer le premier clou dans le cercueil du président syrien. Souvenez-vous, mon général, qu’au printemps de 1988, et suite à une question qui vous a été posée, vous aviez déclaré que l’été suivant, nous pourrions assister au Festival de Baalbeck en toute sécurité. Cet été-là, les bombes syriennes se sont abattues sur Beyrouth et le Mont-Liban, faisant des morts et des dégâts considérables. Souvenez-vous, mon général, que durant votre séjour en France, beaucoup de Libanais ont voulu vous rendre visite pour vous soutenir dans votre belle résidence, à la Haute-Maison, à 40 kilomètres de Paris, et qu’ils n’ont pas pu y avoir accès parce que vous étiez sous la protection de la police française et que la France vous a assuré un exil digne de votre situation. Souvenez-vous, mon général, que durant votre séjour en France, vous avez été plus d’une fois aux États-Unis pour accuser la Syrie devant le Congrès américain, saisi d’un texte devenu, après son adoption, le Syria Accountability Act. Souvenez-vous enfin qu’il y a deux mois environ, vous avez promis à la foule qui vous acclamait, place des Martyrs, que vous allez fêter Noël et le Nouvel An au Sérail. Oui, mon général, vous avez l’air d’avoir oublié tous ces faits. Mais nous, nous les gardons en mémoire pour établir un plan de comparaison entre ce qui était et ce qui est advenu. Émile SFEIR Ingénieur Article paru le Vendredi 23 Février 2007
Souvenez-vous, mon général, que vous aviez formé en 1988 un gouvernement de 6 officiers : 3 chrétiens et 3 musulmans, et que ces derniers ont renoncé dès leur nomination. Pourtant, vous êtes resté en place et vous avez gouverné sans aucun souci de vouloir former un gouvernement d’union nationale, comme vous l’exigez maintenant.
Souvenez-vous, mon général, qu’en 1988 et du perron du palais de Baabda, vous déclariez que vous étiez en train d’enfoncer le premier clou dans le cercueil du président syrien.
Souvenez-vous, mon général, qu’au printemps de 1988, et suite à une question qui vous a été posée, vous aviez déclaré que l’été suivant, nous pourrions assister au Festival de Baalbeck en toute sécurité. Cet été-là, les bombes syriennes se sont abattues sur Beyrouth et le Mont-Liban, faisant des...