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Actualités - Chronologie

Bassem el-Sabeh s’engage à rester fidèle aux « dernières volontés » de Hariri

C’est sous la forme d’une « vision » que l’ancien député Bassem el-Sabeh, dixième à prendre la parole, a parlé des dernières volontés de Rafic Hariri. « La nuit dernière, a-t-il commencé, le président Rafic Hariri m’est apparu dans une vision. Il était debout devant une grande porte du paradis, en compagnie de tous les martyrs, de Bassel Fleyhane aux martyrs de Aïn Alak. Et il m’a dit : te souviens-tu de notre dernier entretien et de cet éclat de rire qui a secoué le Parlement ? Ils ne supportent pas le sourire de Rafic Hariri. Ils détestent le rire. Ils sont d’un lignage dur et perfide, d’un lignage bestial, affidés d’une cause où l’on déteste que le Liban sourie ou que son peuple souffle. Je lui ai demandé : que veux-tu de moi ? Il m’a répondu : rends-toi demain, place des Martyrs et lis-y mes dernières volontés : « Moi, Rafic Bahaeddine Hariri, vous recommande de faire allégeance au Liban, d’être fidèles à ses martyrs, de vous attacher à son unité, à souveraineté , à sa liberté ; « Moi, Rafic Bahaeddine Hariri, vous recommande de défendre votre démocratie, de refuser de vous remettre sous le joug de Anjar et du rif de Damas ; « Moi, Rafic Bahaeddine Hariri, vous recommande la patience, de choisir vos mots et de repousser la discorde de vos rangs ; « Moi, Rafic Bahaeddine Hariri, vous recommande le dialogue, encore et toujours le dialogue, de renoncer aux menaces comme aux promesses flatteuses, ainsi qu’aux pressions psychologiques ; « Moi, Rafic Bahaeddine Hariri, vous recommande de ne pas ouvrir vos portes aux voisins malveillants, de garder le Liban à l’abri de la perfidie des ennemis comme de la discorde fratricide ; « Moi, Rafic Bahaeddine Hariri, vous recommande de rester fermement attachés au tribunal international et de ne pas faire bon marché du sang des martyrs sous quelque prétexte que ce soit ; « Moi, Rafic Bahaeddine Hariri, vous recommande de vous tenir aux côtés de Saad, encore et toujours aux côtés de Saad dans son combat pour défendre la dignité nationale ; « Moi, Rafic Bahaeddine Hariri, vous recommande de vous tenir aux côtés de Fouad Siniora, aux côtés du gouvernement légitime, aux côtés de la libre et indépendante décision nationale. » « Abou Baha’, répondis-je, nous nous y engageons ! De cette place de la Liberté, nous en faisons la promesse. Tes dernières volontés sont sacrées. Le Liban ne sera pas laissé ouvert au pillage des services, à la perfidie et à la terreur. Nous n’offrirons pas ton sang en libation au palais des Mouhajirine, nous ne renoncerons pas au tribunal international, même si leur cou s’allonge comme celui des girafes. « Pour toi, ami bien-aimé, ami très cher et pour tous les martyrs, nous crions à pleine voix, à pleins poumons : justice ! tribunal ! justice ! »
C’est sous la forme d’une « vision » que l’ancien député Bassem el-Sabeh, dixième à prendre la parole, a parlé des dernières volontés de Rafic Hariri.
« La nuit dernière, a-t-il commencé, le président Rafic Hariri m’est apparu dans une vision. Il était debout devant une grande porte du paradis, en compagnie de tous les martyrs, de Bassel Fleyhane aux martyrs de Aïn Alak. Et il m’a dit : te souviens-tu de notre dernier entretien et de cet éclat de rire qui a secoué le Parlement ? Ils ne supportent pas le sourire de Rafic Hariri. Ils détestent le rire. Ils sont d’un lignage dur et perfide, d’un lignage bestial, affidés d’une cause où l’on déteste que le Liban sourie ou que son peuple souffle. Je lui ai demandé : que veux-tu de moi ? Il m’a répondu : rends-toi demain, place des Martyrs et lis-y...